Le buzz autour de ces lunettes de soleil a pris d'assaut les réseaux sociaux. En janvier dernier, durant le Forum de Davos, Emmanuel Macron a révélé une paire de lunettes miroir aux reflets bleutés.
Ce modèle, le Pacific S01 de la maison jurassienne Henry Jullien, affiché au prix de 650 euros, a suscité un engouement incroyable. Toutefois, derrière ce succès médiatique se cachait un acteur moins connu : Dalloz Creations, le fabricant des verres.Basée à Saint-Claude dans le Jura, la société a été récemment placée en liquidation judiciaire après l’échec de son plan de redressement, comme l’a rapporté BFM Business. La date de cessation des paiements a été fixée au 20 mars 2026 et les 29 employés vont devoir être licenciés.
Une entreprise pionnière du verre en polycarbonate
Fondée en 1957 par Christian Dalloz, cette entreprise était reconnue comme l'un des spécialistes européens des verres solaires. Dalloz est considéré comme un pionnier dans l'utilisation du polycarbonate pour l'optique, ayant été l'un des premiers à développer des verres injectés dans ce matériau.
Implantée à Saint-Claude, au cœur de l’industrie lunetière française, Dalloz Creations se vantait d'un rôle de premier plan dans la fabrication de verres et d'écrans solaires à l'échelle européenne.
Récemment, l'entreprise a également misé sur l'innovation et la relocalisation industrielle en se positionnant comme le premier fabricant européen de verres en polycarbonate bio-circulaire, intégrant même des matériaux précieux comme l'or dans ses produits.
Malgré le coup de projecteur offert par les lunettes de Macron, cette visibilité ne suffisait pas à compenser des problèmes financiers croissants. Selon les chiffres, le chiffre d'affaires de Dalloz Creations a chuté de près de 3,8 millions d'euros en 2023 à seulement 2,5 millions d'euros en 2025. La fermeture de cette société représente un revers pour l'écosystème industriel jurassien.







