Mardi 2 juin 2026, un meeting contre l'extrême-droite a été organisé dans le cadre du 54ème congrès confédéral de la CGT, à Tours. Cette rencontre a permis au syndicat de réaffirmer son engagement antifasciste, alors que l'élection présidentielle de 2027 approche et que des voix s'élèvent en faveur du RN.
La CGT, réunie du 31 mai au 5 juin, a profité de cet événement pour définir sa future stratégie et élire son nouveau bureau. Le meeting contre l'extrême-droite, tenu le 2 juin, servait à rappeler les valeurs d'ouverture et d'inclusion au sein du syndicat. Face à la montée des idées d'extrême-droite dans le discours politique, cette initiative est plus que jamais d'actualité.
Certains membres du syndicat ont fait état d'une inquiétante dérive au sein de leurs rangs. Stéphane, un syndiqué, a évoqué : "J'ai deux ou trois copains qui ont eu des propos d'extrême-droite, racistes pour tout vous dire. Bien que cela reste marginal, il est crucial de mobiliser nos camarades pour revenir à nos valeurs antifascistes."
Une ligne claire contre la montée des idées extrêmes
Lors d'une conférence de presse, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a affirmé sans ambages : "Les militants d'extrême droite n'ont rien à faire à la CGT". Cette approche, fondée sur une écoute lucide, prévoit d'abord un échange pour comprendre la situation de tout membre suspecté d'aider des idées extrêmes, comme l’a expliqué Martine, membre de l’union départementale CGT d’Indre-et-Loire : "On va d'abord chercher à comprendre ce qui se passe, savoir si la personne répète des paroles qu’elle a entendues ou si elle pense vraiment ça."
Pour lutter contre la propagation des idées extrêmes, le syndicat a mis en place des séminaires de formation idéologique. Rachel, un autre membre, a souligné : "Nous offrons plusieurs formations par an sur le sujet de l'extrême-droite pour armer nos camarades avec des arguments solides, même en dehors de la CGT."
Bien qu'une exclusion soit possible en cas de comportement inacceptable, ce processus reste très rare. Antoine Molinatti, secrétaire général CGT à Dreux, a témoigné : "C’est arrivé en 2024, et même si c’est malheureux, c’est notre responsabilité de maintenir une ligne ferme." Les efforts de formation et de sensibilisation portent leurs fruits, puisque seulement 5% des sympathisants de la CGT ont voté pour des candidats d'extrême-droite lors des élections municipales de 2026, selon un sondage Harris Interactive.







