Un problème frappant de nombreuses manettes Nintendo Switch a conduit la DGCCRF à infliger une amende record de 35 millions d'euros à la firme japonaise. Identifiée sous le nom de « Joy-Con Drift », cette anomalie se traduit par des mouvements incontrôlés et souvent aléatoires des personnages à l'écran.
Depuis son lancement en 2017, avec plus de 155 millions d'unités vendues, la Nintendo Switch a rencontré de nombreux adeptes, mais ce défaut de conception a rendu certains jeux, tels que Zelda : Breath of the Wild ou Mario Kart, pratiquement injouables. Les utilisateurs doivent souvent faire face à des mouvements indésirables, les forçant à rechercher des alternatives de réparation ou de remplacement de la manette, connue sous le nom de Joy-Con.
Les investigations menées par la DGCCRF ont démontré que Nintendo était conscient de ces problèmes depuis 2018, mais n'a commencé à communiquer à ce sujet qu'en 2020. En 2019, l'ONG de consommateurs UFC-Que Choisir avait déjà appelé l'entreprise à proposer des remplacements gratuits, en raison de l'ampleur du problème. Ce n'est qu'en 2023 que Nintendo a enfin accepté d'offrir la réparation gratuite des manettes, même hors période de garantie.
Avant cette décision, les utilisateurs n'avaient d'autre choix que de prouver leur achat d'une manette datant de moins d'un an ou de payer des frais de 45 euros pour une réparation. Cette situation trouble a conduit la DGCCRF à conclure à une pratique commerciale trompeuse, impactant le comportement économique des consommateurs concernant le service après-vente.
En plus de l'amende imposée, Nintendo devra publier un communiqué explicatif sur son site web. Cette sanction est la deuxième plus élevée jamais infligée par la DGCCRF, juste après une amende de 22,4 millions d'euros à l'encontre de la société Shein.







