L'Iran a annoncé ce dimanche la fermeture du détroit d'Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole, jusqu'à nouvel ordre. Cette décision fait suite à des échanges de tirs avec un navire commerçant jugé intrusif selon les autorités iraniennes. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du pays, ont affirmé avoir tiré des coups de semonce sur ce navire, le GFS Galaxy, battant pavillon chypriote, signalant une mise en danger des opérations maritimes.
En réponse, le Commandement central de l'armée américaine, le Centcom, a décrété une série de frappes en retour, marquant la troisième opération de cette nature depuis le début de la semaine. Des médias locaux évoquent des explosions sur des sites en Iran, y compris à Bandar Abbas et sur l'île de Qeshm.
Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a déclaré sur la plateforme X que l'Iran avait fait une erreur stratégique, précisant que les conséquences de leurs actions étaient désormais en cours. Ce climat de tension est exacerbée par des rumeurs de l'attaque ciblée de l'Iran contre des bases américaines dans le Golfe.
À présent, les Gardiens de la Révolution ont opposé une fermeture totale du détroit, interdisant tout passage maritime jusqu'à la cessation des interventions américaines dans la région. Les États-Unis, pour leur part, ont une vision différente de la sécurité maritime, affirmant que la navigation doit rester ouverte.
Malgré les accords temporaires de cessez-le-feu signés le 17 juin, les hostilités ont repris. Les États-Unis attribuent la responsabilité des attaques à l'Iran, tandis que Téhéran menace de ne plus reconnaître ces accords si ses revendications de sécurité maritime ne sont pas respectées.
Les tensions atteignent un point critique alors que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, à peine désigné pour succéder à son père, promet une vengeance inéluctable suite aux récents conflits. Dans un discours pas encore diffusé publiquement, Khamenei a exprimé sa détermination à venger ceux tombés pendant ces affrontements.
En parallèle, des déclarations du président américain, Donald Trump, laissent entendre une posture belliqueuse envers l'Iran, promettant des conséquences majeures en cas de dommages à ses agents ou à son personnel.
Cette situation souligne non seulement les tensions géopolitiques entre l'Iran et les États-Unis, mais aussi les complexités d'un environnement maritime sous haute tension.







