Dix jours après avoir été déclaré coupable de meurtre et de viol, Lucas Larivée, âgé de 24 ans, a choisi de faire appel de sa condamnation. L'annonce a été faite par l'avocat des parties civiles, Me Olivier Guillot, qui a reçu la nouvelle en toute fin de journée, juste avant l'expiration du délai légal.
Lors de son jugement du 21 mars, au terme de six jours de procès, Larivée avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, avec 20 ans de sûreté. Cette décision est considérée comme sévère, mais elle reflète la nature choquante des délits qui ont été examinés. Me Guillot a commenté l'ampleur de la situation, notant que bien que la famille de Justine s'y soit préparée, l'ampleur de l'appel a été un choc. "Il faudra tout recommencer, réexpliquer, redire, revivre..." a-t-il exprimé.
Une affaire marquante en première instance
Durant le procès, le comportement de Larivée a été critiqué. Il a maintenu que le rapport sexuel avec Justine Vayrac, victime de 20 ans, était consentant et que sa mort était accidentelle, ressortissant à des "coups mortels". Cependant, le procureur a plaidé pour une réclusion criminelle à perpétuité, estimant que les faits constituaient un viol suivi d'un meurtre. La Cour d'assises a tranché en faveur de l'accusation, le reconnaissant coupable comme tel.
Pour enterrer le corps de la victime, Larivée a eu recours à un chariot télescopique, révélant ainsi une démonstration inquiétante de son manque de remords. La défense, quant à elle, soutient que cette affaire nécessite une réévaluation des preuves présentées.
Me Michel Labrousse, l'avocat de Larivée, est prévu de tenir une conférence de presse dans les prochains jours pour exposer plus en détail les motifs de cet appel, suscitant ainsi de nombreuses interrogations dans l'opinion publique concernant la perception de la justice face à la violence faite aux femmes. Cette affaire, emblématique des luttes contre le féminicide, continue de frapper fortement les esprits et reste sous le feu des projecteurs en France.







