Le parquet a requis une peine de huit mois de prison avec sursis, en plus d'une amende de 30.000 euros. Un stage de sensibilisation à la lutte contre la haine en ligne a également été proposé par la procureure. Selon les informations d'une journaliste de BFMTV présente à l'audience, Booba n'était pas présent, ce qui n'est pas rare compte tenu de son domicile aux États-Unis.
Le préjudice fait état notamment d'injures dirigées également vers Tristan Mendès France, un essayiste attisé par les conflits d'opinion avec le rappeur. Le procès a été reporté au 2 juin, permettant au tribunal de se prononcer sur cette affaire délicate.
Des raisons de santé évoquées
Même en l'absence de Booba, son avocate, Maître Marie Roumiantseva, a fait état de raisons médicales qui ont justifié son éloignement du tribunal, ajoutant qu'une récente blessure aurait compromis sa capacité à se déplacer, même pour un concert prévu au Stade de France.
En décembre dernier, lors d'une audience antérieure, son avocate avait déjà soulevé des préoccupations relatives à la santé du rappeur, indiquant alors qu'il souffrait sans donner plus de précisions sur la nature de sa maladie. Cette situation a renforcé les critiques autour de son comportement sur les réseaux sociaux, où Booba a été accusé d'un harcèlement récurrent à l'encontre de plusieurs personnalités.
D’autres affaires le concernant sont également en cours. Le rappeur se trouve mis en examen dans deux autres cas pour harcèlement moral, affectant des influenceuses, dont Magali Berdah et Demdem, la compagne de son rival Gims.
« Ce procès s’inscrit dans une série de comportements problématiques qui interrogent sur la responsabilité des célébrités face à leur public », a déclaré un observateur du milieu médiatique que nous avons interrogé. La justice devra maintenant se prononcer sur ces réquisitions dans les prochains mois, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la vie professionnelle et personnelle de Booba.







