Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé ce jeudi qu'un homme suspecté d'avoir joué un rôle clé dans l'attentat de la rue des Rosiers, survenu à Paris en 1982, a été remis à la justice française après son extradition par l'Autorité palestinienne.
Identifié comme Mahmoud al-Adra, également connu sous le nom de Hicham Harb, cet individu est soupçonné d'avoir supervisé le commando ayant perpétré l'attentat qui a coûté la vie à six personnes. Arrivé en France jeudi soir, il avait été arrêté par les autorités palestiniennes le 19 septembre dernier.
Dans un communiqué, le PNAT a précisé : "En exécution d'une demande d'extradition du parquet national antiterroriste en date du 30 septembre 2025, l'intéressé a été remis ce jour, 16 avril 2026, par les autorités palestiniennes à la justice française".
Son avocat, Ammar Dweik, a confirmé avoir été contacté par la famille de Hicham Harb, qui a reçu notification de son extradition. "Aujourd'hui, j'ai eu un appel en pleurs de son fils, Bilal, qui a été informé des événements par son père", a déclaré Dweik. Selon Bilal al-Adra, une audience devait se tenir à Ramallah pour examiner le dossier de son père, mais celle-ci a été annulée par un tribunal palestinien qui a rejeté une demande de suspension de l'extradition.
Cette extradition est perçue par la défense comme "une grave violation de la loi fondamentale palestinienne", a soutenu son avocat, soulignant les risques d'un procès non équitable en France. La famille craint également pour la santé de Hicham Harb, qui souffre de problèmes médicaux, y compris un cancer.
Près de 44 ans après l'attentat, la Cour de cassation française a récemment confirmé la tenue d'un procès, malgré les contestations de certains accusés, dont Abou Zayed et Hazza Taha, tous deux liés à l'attentat qui a choqué la France à l'époque.
Le 9 août 1982, une grenade avait explosé dans le restaurant Jo Goldenberg, suivie d'une fusillade qui a fait des victimes. Cet attentat a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), un groupe dissident de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), marquant un tournant tragique dans l'histoire des violences liées au terrorisme en France.







