À l’approche du printemps, une diététicienne-nutritionniste attire notre attention sur les noyaux de certains fruits qui contiennent des substances toxiques.
Les beaux jours sont imminents, s'accompagnant de fruits et légumes gorgés de soleil. Dès le mois d'avril, les étals se rempliront de kiwis, citrons, pamplemousses, rhubarbe, et pour les plus chanceux, des fraises provenant du Sud.
Attention aux noyaux de cerises : potentiellement dangereux
Les fruits sont essentiels pour une alimentation saine, riche en vitamines, minéraux, antioxydants et fibres. Toutefois, une consommation inappropriée de certains fruits peut présenter des risques pour la santé, avertit Nouchka Simic, diététicienne-nutritionniste du sport, dans une vidéo récente sur Instagram.
Elle rappelle que les abricots, cerises, pêches et prunes contiennent une substance appelée amygdaline, un glycoside cyanogène, qui peut se transformer en cyanure après digestion. "Il n’y a aucun danger si vous ne croquez pas dans le noyau. En revanche, la situation peut devenir toxique en cas de mastication. Des individus ont d’ailleurs été hospitalisés après avoir consommé des noyaux de fruits en raison de leur goût !"
Les noyaux d'abricots : un usage à proscrire
Pas de panique, rassure l'experte. "La dose létale de cyanure se situe entre 0,5 mg et 3 mg par kilo de poids corporel. Par exemple, un adulte de 70 kg devrait ingérer entre 206 et 1235 noyaux de cerise, ou 70 à 420 noyaux d'abricots pour atteindre ce seuil. Donc, s'il vous arrive d'avaler un noyau de cerise par accident, votre vie n’est pas en danger !"
Cependant, un risque demeure pour certains aventuriers de la cuisine. "Des cuisiniers amateurs continuent d’utiliser des noyaux d'abricots moulus pour rehausser leurs plats ou pour des raisons médicinales. Cela peut donc poser problème!" prévient Nouchka Simic. En cas de doute, il est préférable de se concentrer sur la partie comestible et de jeter le reste.







