Alors que le prix des carburants ne cesse d'augmenter, les chauffeurs de taxi et VTC restent pour l'heure marginalisés par les soutiens gouvernementaux. Une réunion cruciale à Matignon se tiendra le jeudi 7 mai, dans l'espoir d'inclure ces professionnels parmi les bénéficiaires des aides. Comment ces travailleurs s'organisent-ils face à cette situation précaire ?
« Rouler devient de moins en moins rentable », témoigne un chauffeur de taxi parisien. Cette réalité est attribuée principalement à la flambée des prix des carburants. « On ne fait que subir, c'est aléatoire », se lamente-t-il. En réponse à cette crise, le gouvernement a annoncé une aide ponctuelle de 50 euros pour les gros rouleurs, jugée largement insuffisante par la Fédération Nationale des Artisans du Taxi, qui demande un plafonnement des prix à 1,80 euro le litre.
Dominique Buisson, secrétaire général de cette fédération, exprime son alarmisme : « Nous ne pouvons pas continuer à vivre ainsi. Cela fait maintenant trois mois que nous subissons cette crise. Il semble que les taxis aient été complètement oubliés ». Cette situation critique pousse des milliers de professionnels à remettre en question la viabilité de leur métier.
Une aide jugée insuffisante pour les chauffeurs Uber
Du côté des VTC, Uber a récemment proposé une aide exceptionnelle de 1 500 euros pour la location de véhicules électriques. Toutefois, cette aide est perçue comme une moquerie par certains chauffeurs, qui renchérissent : « Même avec cette assistance, je ne peux pas me permettre de passer à l'électrique. C'est une dépense que je ne peux pas supporter. Je pense même à arrêter ce travail », confie l'un d'eux.
Les représentants des taxis se dirigent vers le ministère des Transports avec l'espoir d'obtenir un soutien plus adéquat. Leurs revendications sont cruciales ! La crise des carburants ne touche pas seulement ses professionnels, mais menace également la mobilité des citoyens. Les appels à l'aide se multiplient, mais la réponse de l'État reste à déterminer.







