La conférence-débat programmée ce jeudi soir par Salah Hamouri, intitulée "sur la question palestinienne", a reçu le soutien du tribunal administratif de Besançon, qui a annulé l'arrêté du Préfet du Doubs ayant initialement prohibé cette réunion publique. Cela marque un tournant significatif dans la délibération autour d'un sujet aussi sensible.
Organisée par l'Association France Palestine Solidarité ainsi que par le Comité pour Clément dans le cadre du festival "Besac Antifa Fest", la conférence de l'avocat franco-palestinien avait été annulée suite à des préoccupations sur l'ordre public soulevées par le Préfet. Ce dernier avait mentionné des incidents passés survenus lors d'autres interventions de Hamouri, notamment à Lyon et Toulouse, et a justifié sa décision par le besoin de préserver la paix sociale.
Pourtant, lors de l'audience matinale, le juge des référés a trouvé que les arguments du Préfet manquaient de fondement solennel. "Le juge a souligné que les incidents signalés n'avaient pas été causés par les propos d'Hamouri, mais par la réaction d'opposants politiques, ce qui ne serait pas suffisant pour justifier une interdiction", a rapporté un observateur. Bien que les résultats des précédentes conférences aient été discutés, le tribunal a réaffirmé l'importance de la liberté d'expression en tant que pilière de la démocratie.
Des échos de cette décision ont résonné dans diverses plateformes médiatiques, renforçant l'idée que la censure ne doit pas être envisagée sans preuves tangibles. Les avocats d'Hamouri ont avec insistance rappelé que des arrêtés similaires avaient été annulés dans d'autres villes, soulignant l'importance d'un traitement équitable pour tous les orateurs.
En dépit de cette victoire judiciaire, l'annulation de l'interdiction est survenue un peu tard pour Hamouri, qui pourrait avoir des engagements imprévus. "Il tentera d'être présent, mais cela pourrait s'avérer difficile", a prévenu l'Association France Palestine Solidarité. Néanmoins, la conférence aura lieu ce soir, abordant des thèmes de censure et de liberté d'expression, avec ou sans sa présence.
Ce cas met en avant les équilibres précaires entre la régulation de l'ordre public et la protection des droits individuels, et rappelle que chaque prise de parole est un droit fondamental, comme l'a souligné un expert en droit public interrogé par France Info.







