"Les filles ont des droits dont celui de ne pas être des proies! Ça suffit!" s'est exprimée Juliette Binoche, en écho aux ressentis de plusieurs autres personnalités comme Flavie Flament et Philippine Leroy Beaulieu. Sur Instagram, un mouvement s'est crée autour du hashtag #JesuisLyhanna, initié par Maïtena Biraben, suite à la découverte tragique du corps de la jeune fille, retrouvée dans un silo agricole, provoquant une onde de choc à travers la France.
Maïtena Biraben a ainsi proposé un "mouvement" sur les réseaux sociaux, incitant chacun à partager des souvenirs d'enfance pour rappeler l'importance de la protection des plus vulnérables. Les réseaux sociaux sont devenus un lieu d’expression où de nombreux artistes ont exprimé leur indignation face à cet acte insupportable.
"La France ne protège pas ses filles", déclare une actrice dans l'une des publications collectives, appelant les autorités à ouvrir les yeux sur la réalité choquante : de trop nombreux enfants sont laissés sans protection face à des pédocriminels connus de la justice. Flavie Flament a aussi partagé un message fort sur les réseaux, incitant les mères et les familles à ne pas rester silencieuses.
L'injustice de trop
Andréa Bescond, engagée dans la lutte contre les violences sexuelles, a qualifié cette affaire d'"injustice de trop", soulignant une complaisance persistante envers les pédocriminels de notre système judiciaire. "Ce n'est pas un cas isolé", rappelle-t-elle, mettant en avant les récits tragiques d'autres enfants victimes de récidivistes, un constat alarmant qui exige une réponse collective.
Le comédien Alex Lutz a également pris la parole, exprimant que le traitement de ces affaires doit changer rapidement : "Nous demandons une réforme institutionnelle immédiate, car la société ne peut plus supporter cette impunité". Philippine Leroy Beaulieu, émue, a aussi insisté sur la nécessité de réveiller les consciences face à cet atroce drame.
Appel à manifester
Emmanuelle Béart, quant à elle, affirme que le système judiciaire a failli dans sa mission de protection. Elle évoque les 160.000 enfants victimes d'inceste chaque année, pointant les lacunes dramatiques dans le système d'alerte et de prévention. Face à cette situation, un appel à manifester pacifiquement a été lancé pour le 8 juin, souhaitant que la colère collective contre la "gangrène pédocriminelle" soit entendue. Les personnalités publiques s’unissent pour demander une justice efficace, capable de protéger nos enfants et d'en finir avec l'impunité qui entoure les agresseurs.







