Un incident choquant a conduit à la mobilisation des chauffeurs de bus à Belfort. Le 19 mai dernier, un conducteur d'Optymo a été agressé, avec des blessures dues à un coup de poing au visage qui lui ont valu une intervention aux urgences. Ce fait marquant a engendré un mécontentement croissant au sein de l'équipe, mené par le syndicat Force Ouvrière, qui a décidé d'organiser des débrayages du 9 au 11 juin.
Le jour de l'agression, un conducteur a simplement demandé à un passager de se déplacer pour lui permettre de voir son rétroviseur. Face à l'hostilité du passager, ce dernier s'est emporté, causant d'importants dégâts au véhicule et blessant le chauffeur. Aujourd'hui, ce dernier est encore en arrêt maladie, tandis que la direction d'Optymo s'est constituée partie civile.
Virginie Ramos, une collègue et représentante de Force Ouvrière, a exprimé le ras-le-bol des conducteurs face à cette insécurité. Elle souligne que ce n'est pas un événement isolé : "Cet individu était connu pour son comportement verbal agressif. Nous sommes maintenant confrontés à une violence physique inacceptable. La question qui hante nos esprits est : allons-nous être attaqués à notre tour durant notre service ?" Ce sentiment d'insécurité est partagé par de nombreux conducteurs.
Afin d'attirer l'attention sur leurs conditions de travail dégradées, les chauffeurs d'Optymo appellent à des débrayages d'une heure ce mardi 9 juin, ainsi que jeudi et vendredi, perturbant principalement les lignes 1 à 5 entre 16h15 et 17h45. La direction a reconnu le mouvement et a conseillé aux usagers de vérifier l'état du trafic en consultant leur site.
La sécurité des chauffeurs de bus est une question cruciale qui nécessite une réponse collective et des mesures concrètes de la part de la direction et des autorités pour prévenir de tels incidents à l'avenir. Il est impératif que des efforts soient faits pour garantir un environnement de travail sûr pour ces professionnels qui rendent service chaque jour aux usagers.







