Le phénomène de la cocaïne prend des proportions inquiétantes en France, avec un nombre de passages aux urgences ayant triplé entre 2012 et 2025. Selon un rapport publié ce lundi par Santé publique France, la consommation de cette drogue continue d'alimenter les cas d'hospitalisation, révélant des chiffres ahurissants : en 2023, on observe une hausse de 38 %, suivie d'une augmentation de 26 % en 2025.
Cette étude met en lumière que les victimes sont pour la majorité des hommes, représentant 73 % des passages, avec un âge médian de 32 ans. Ce constat est corroboré par les données du dispositif Drogues Info Service, qui ajoute par ailleurs des détails alarmants sur l'usage de cette substance.
Une tendance alarmante
Au-delà des seuls passages aux urgences, c'est l'ensemble du panorama concernant la cocaïne qui interpelle. Les chiffres indiquent qu'en plus des admissions aux urgences, le nombre de décès liés à cette drogue a également triplé. Principalement, les cas d'intoxication (66 %), de dépendance (14 %) et de sevrage (7 %) ressortent comme étant les motifs les plus fréquents des admissions. Cette tendance a été observée tout au long de la période étudiée, avec des pics notables en 2023 et 2025.
Des régions particulièrement touchées
Les données révèlent également des disparités géographiques significatives en matière de consommation de cocaïne. En 2025, la Bretagne enregistre le plus fort taux de passages avec 61,4 cas pour 100 000 habitants, suivie par la région PACA et la Guyane, respectivement avec 55,9 et 52,0 cas. Il est à noter que la Bretagne a connu une flambée de 74 % de passages entre 2024 et 2025, un chiffre qui attire l'attention des autorités sanitaires.
Contexte sociologique
Les experts de Santé publique France soulignent que ce phénomène ne se limite pas à une simple question de santé, mais met également en lumière des enjeux sociétaux. Les jeunes adultes, en particulier ceux âgés de 20 à 39 ans, constituent le cœur de cette problématique, souvent en lien avec d'autres substances comme l'alcool. En effet, 37,6 % des passages aux urgences signalent l'usage concomitant d'autres drogues, aggravant ainsi la situation.
En conclusion, l'agence rappelle que ces données relatives aux urgences sont essentielles pour analyser l'impact de la cocaïne, bien que certaines situations, comme les décès par surdose survenant en dehors des structures hospitalières, ne soient pas prises en compte dans ces statistiques.







