Ce samedi 13 juin, une dizaine de personnes se sont réunies sur le pont Battant à Besançon pour tenter de déplacer des palmiers récemment installés. Cette action intervient en pleine contestation de la politique de fleurissement du maire Ludovic Fagaut. Parmi les participants se trouvait Benoît Cypriani, un adjoint à la sécurité de l'ancienne maire, qui a été appréhendé par la police nationale.
Un tract signé par des "citoyens bisontins" avait lancé l'appel à cette mobilisation. Les manifestants, désireux de faire entendre leur mécontentement, ont tenté de transporter les palmiers vers l'hôtel de ville, affirmant que ces installations n'étaient pas adaptées à l'identité de la ville.
La police est rapidement intervenue pour mettre fin à l'action. Ce geste témoigne de la dissension croissante autour d'un projet dont les enjeux sont bien plus profonds que le simple embellissement d'une ville. "On est en train de transformer Besançon en French Riviera alors qu'il n'y a jamais eu de mer ici", a déclaré un participant. Selon lui, les actions de végétalisation entreprises par la municipalité ne répondent pas aux véritables défis climatiques actuels.
Pour sa part, le maire a indiqué dans un communiqué son intention de porter plainte pour "vol et dégradation en bande organisée". En effet, quelques jours plus tôt, une plainte similaire avait été déposée concernant le vol de 80 plantes autour de la basilique Saint-Ferjeux. Ce type de contestation soulève des questions fondamentales sur la gestion et la perception de l'espace public à Besançon.
Afin d'apporter un éclairage plus large sur cette situation, plusieurs experts en urbanisme ont souligné la nécessité d'une approche plus équilibrée, alliant esthétique et respect des valeurs environnementales.







