Le street artiste Nacle a réalisé, le 14 juin dernier, une fresque monumentale à Besançon pour sensibiliser le public sur la protection de l'enfance. Cette illustration puissante représente Thémis, la déesse de la justice, enceinte, tenant un bébé dans ses bras. Cependant, ce geste artistique a rapidement suscité la colère de la municipalité, qui a annoncé son intention de l'effacer.
Sur son compte Instagram, Nacle a expliqué que cette œuvre visait à interpeller les passants sur une problématique criminelle qui touche la société française, notamment à travers l'affaire tragique de Lyhanna. Dans une déclaration à ICI Besançon, il a déclaré : "Mon message est de mettre l'accent sur la nécessité de protéger les enfants. Je ne cherche pas à imposer un dogme, mais à éveiller les consciences."
Pourtant, la municipalité n'a pas vu d'un bon œil cette initiative. Selon le maire Ludovic Fagaut, cette fresque n'a pas été réalisée dans un cadre permettant l'expression artistique libre. Il a justifié cette décision en déclarant : "On ne peut pas tolérer que des artistes, quelles que soient leurs bonnes intentions, utilisent des murs qui ne sont pas destinés à cet effet."
"On ne peut pas tolérer"
Cette décision a provoqué une vague de réactions, tant positives que négatives. Nacle, face à cette situation, a exprimé sa frustration en soulignant que "certains tags et graffitis dans la rue dérangent davantage les passants". Dans un post plein d'émotion, il a partagé une photo de son œuvre en indiquant qu'elle serait effacée très prochainement.
Ce débat met en lumière des questions cruciales autour de la liberté d'expression artistique et du rôle des municipalités dans la protection des œuvres publiques. La fresque de Nacle soulève également des interrogations relatives à la manière dont les artistes peuvent contribuer à des discussions sociétales importantes. La ville de Besançon devra réfléchir à l'impact de ses décisions sur la création artistique et sur le débat public.







