Ce lundi, l'avocat a affirmé : "Nous leur devons aujourd'hui des excuses, tant sur le plan individuel que collectif." Cela faisait référence à ses deux clientes, Maeva et Prescyllia, qui ont déclaré avoir été victimes d'abus dans leur jeunesse par le père de Jérôme Barella.
Me Battikh a insisté sur la nécessité de "réouvrir les deux dossiers". Selon lui, la réouverture de l'enquête concernant Maeva est "acquise", le procureur ayant déjà pris position, tandis que la situation est plus complexe pour Prescyllia, qui a subi un non-lieu, rendant sa réouverture incertaine.
Des victimes courageuses
Les cas de non-lieu nécessitent en général de nouveaux éléments pour être rouverts. L'avocat évoque les "versions concordantes" et les dysfonctionnements judiciaires associés à ces affaires comme éléments nouveaux importants. Il aspire à ce que Joël Barella, accusé de faits graves, fasse l'objet d'une enquête approfondie et soit éventuellement traduit devant un tribunal.
Il déclare : "La justice s'est trompée, les enquêteurs se sont trompés, un magistrat a failli. Il est temps de rouvrir l'enquête et de rétablir la vérité judiciaire."
Me Battikh a également exprimé sa fierté pour le courage de ses clientes, prêtes à affronter Joël Barella : "Elles sont courageuses et je suis fier d'être leur avocat," a-t-il conclu.
Ce sujet a suscité des réactions variées au sein de la communauté, des citoyens plaidant pour plus de transparence dans le traitement de telles affaires. Les appels à la réouverture des dossiers témoignent d'une quête collective de justice.







