Le procès des assistants européens du Front national, qui a conduit à ce jugement, traîne ses origines depuis 2017 après la mise en examen de Marine Le Pen. Le 7 juillet, la cour d'appel a tranché sur cette affaire délicate, démontrant que les pratiques discutables du partie d'extrême droite ont perduré durant de longues années.
Lors de l'audience, la présidente a réitéré que les faits s'étendent de 2004 à 2016, touchant plusieurs mandats d'eurodéputés, tandis que des alertes étaient régulièrement émises par le Parlement européen concernant le respect des critères légaux. Malgré cela, il a été précisé qu'aucun enrichissement personnel n'avait été constaté.
Les peines prononcées sont les suivantes :
Marine Le Pen a écopé de trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis. Cela signifie qu'elle reste éligible pour la présidentielle de 2027, bien qu'elle ait précédemment affirmé qu'une candidature sous bracelet électronique serait compliquée.
Nicolas Bay, député européen, a reçu un an avec sursis et 5.000 euros d'amende, ainsi que deux ans d'inéligibilité.
Louis Aliot, ancien député européen, a été condamné à un an de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité, lui permettant de continuer à exercer la mairie de Perpignan, où il a été réélu.
Fernand Le Rachinel, un autre ex-député européen, a été sanctionné de deux ans de prison avec sursis et d'une amende de 15.000 euros.
Bruno Gollnisch a été condamné à trois ans avec sursis, une amende de 25.000 euros, et un an d'inéligibilité.
Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier, a reçu une peine similaire aux autres de trois ans avec sursis, un an d'inéligibilité et une amende de 50.000 euros.
Timothée Houssin, ex-assistant, a été condamné à six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.
Julien Odoul, député RN, a été sanctionné de huit mois avec sursis et un an d'inéligibilité, tandis que Catherine Griset, ex-assistante de Marine Le Pen, a reçu un an avec sursis et deux ans d'inéligibilité.
Enfin, Nicolas Crochet, l'expert-comptable impliqué, a été condamné à trois ans de prison avec sursis et une amende de 70.000 euros.
Ces décisions judiciaires ouvrent de nouvelles perspectives sur l'avenir politique de ces responsables, marquant un tournant dans le paysage politique français en vue des prochaines élections.







