Ce mardi, le Parlement s’est penché sur des vidéos et tweets émis par des membres de l'ENS, notamment des messages antidroits humains et moqueurs envers la communauté LGBT+. Cette initiative pourrait se traduire par la suspension de financements européens alloués à l’Europe des Nations Souveraines (ENS).
Cette démarche est née d’un rapport de l’Autorité pour les partis politiques européens, compilant les publications controversées d'élus de l’ENS. Parmi elles, une vidéo d’un député slovaque a comparé un migrant soudanais à un "psychopathe crasseux" tandis qu'un communiqué bulgare assimilait l’homosexualité à la pédophilie. Eric Zemmour lui-même est cité, avec une vidéo où il évoque un vol au musée du Louvre en termes de "djihad du quotidien".
Si l’enquête conclut à des violations, l’ENS pourrait perdre jusqu’à 2 millions d’euros de subventions pour ses activités politiques.
Cette enquête est sans précédent au sein de l’UE, visant spécifiquement le parti ENS et non son groupe parlementaire, où siègent l’AfD allemande et Sarah Knafo, eurodéputée et compagne de Zemmour. Le vote parlementaire demande une vérification de la conformité d'ENS avec les principes de démocratie, d'État de droit et de respect des droits humains.
En réponse, Vijay Monany, porte-parole d'ENS, a dénoncé cette procédure comme étant politiquement motivée. Il a affirmé que la liberté d'expression centralise les valeurs européennes, soutenant que les partis devraient pouvoir aborder les thèmes qu'ils jugent pertinents pour alerter sur ce qu'ils considèrent comme des dangers pour les populations européenne.







