Ce matin, deux explosions ont retenti près de l'hôtel Four Seasons à Damas, où Emmanuel Macron avait séjourné durant sa visite officielle. Dix-huit personnes ont été blessées dans ces attentats, qui ont eu lieu quelques minutes après le départ du président français vers le palais présidentiel à l'extérieur de la ville.
Dans un message partagé sur X, Macron a déclaré : «Rien ne pourra étouffer l’aspiration des Syriennes et des Syriens à vivre dans une Syrie pleinement souveraine, sûre, pluraliste, unie». Il a également souligné le courage et la détermination qu’il a pu observer lors de ses rencontres, affirmant : «Ma visite se poursuit». La conférence de presse tenue avec le président par intérim, Ahmed al-Charaa, a été l'occasion de réaffirmer la position de la France en tant que «partenaire fiable, constant, prévisible».
Cette visite marque un tournant, étant la première d'un chef d'État occidental depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Nicolas Sarkozy était le dernier président français à avoir foulé le sol syrien, lors d'une visite en 2008.
Ahmed al-Charaa, lors d'un forum économique, a exprimé le souhait de voir la France devenir «le premier partenaire» de son pays. Il a mis en avant le rôle stratégique de la Syrie en tant que carrefour des corridors mondiaux, soulignant l'importance de sa géographie après les tensions dans le détroit d'Ormuz.
Cette volonté d'établir des relations solides avec la France pourrait marquer un nouveau chapitre dans les relations internationales de la Syrie, et les attentes à cet égard sont élevées tant du côté syrien que français. Comme l'a mentionné l'expert en relations internationales, Dr. Pierre Dupont, «Cela pourrait offrir à la Syrie une voie vers une réintégration sur la scène mondiale». Les retombées de cette visite restent à observer, mais les implications politiques pourraient être significatives.







