Trente ans de réclusion criminelle ont été demandés mercredi en appel contre Nicolas Zepeda, accusé d'avoir tué son ancienne petite amie Narumi Kurosaki à Besançon en 2016. L'un des faits notables de ce procès est l'absence du corps de la victime, qui demeure introuvable.
Au cours du procès, le procureur Vincent Auger a déclaré que Zepeda avait "tué" l'étudiante dans sa chambre universitaire, en raison de sa jalousie exacerbée face à la récente séparation de Narumi et à son nouveau compagnon. L’émotion palpable dans la salle a illustré la complexité des sentiments qui entourent cette affaire tragique.
Déjà condamné à 28 ans de prison en 2022, Zepeda avait bénéficié d'un nouveau procès en 2025 après que la Cour de cassation a annulé le verdict initial pour vice de procédure. Malgré son extradition du Chili en 2020 et son incarcération, il a toujours maintenu son innocence, affirmant à plusieurs reprises : "Je ne l’ai pas tuée, je l’aimais profondément."
Un mystère qui reste entier
Narumi Kurosaki, arrivée au début du mois de décembre 2016 pour étudier le français, a été vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre, revenant à sa résidence universitaire. Des cris perçants, décrits par des témoins comme "terrifiants", ont été entendus ce soir-là.
La relation entre Narumi et Zepeda, débutée au Japon en 2014, s'est détériorée après que celle-ci a exprimé son désir de mettre fin à leur histoire, mettant en avant son caractère possessif. Après quelques échanges troublants de messages, Zepeda s'est rendu en France, prétendant initialement rechercher une opportunité académique.
Pourtant, plusieurs éléments de preuves, incluant les données de localisation de son téléphone et des témoignages d'autres étudiants l’ayant vu à proximité de la résidence, ont montré une surveillance soutenue de Narumi par Zepeda, ce qui a contribué à accroître les soupçons à son égard.
Son récit, prétendant que leur rencontre était fortuite et qu'ils avaient eu des rapports consentis, ne semble pas convaincre la cour. Les autorités poursuivent leurs investigations pour déterminer les véritables circonstances de la disparition de Narumi, tandis que Zepeda a été pointé du doigt comme le principal suspect. Les détails indiquent qu'il aurait pu s'en débarrasser d'une manière méthodique, en immergeant son corps dans un endroit discret près d'une rivière, comme l'a souligné un magistrat de la cour.







