Le Chilien Nicolas Zepeda a été reconnu coupable d'homicide volontaire et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, l’issue d’une affaire tristement célèbre qui remonte à près d'une décennie. L'assassinat de Narumi Kurosaki, son ancienne compagne japonaise, a eu lieu à Besançon, mais son corps n’a jamais été retrouvé.
Aujourd'hui âgé de 35 ans, Zepeda avait initialement été condamné à 28 ans de prison en 2022, puis à la même peine en appel l’année suivante. Cependant, la Cour de cassation avait annulé ce verdict pour vice de procédure, entraînant cette nouvelle décision radicale.
Extradé du Chili en 2020, il est en détention depuis et maintient son innocence : "Je ne l'ai pas tuée, je l'aimais profondément", a-t-il déclaré mercredi. Pourtant, confronté à une multitude d'indices accablants, il a admis lors de l’audience avoir changé plusieurs fois de version sur cette affaire complexe.
Cette décision a suscité l'engouement des médias et des juristes, qui s'interrogent sur les implications de cette affaire sans corps. Pour l’avocate de la famille Kurosaki, ces nouveaux développements marquent une étape essentielle dans la quête de justice pour Narumi. D’après les experts, ce dossier met en lumière les difficultés de l'investigation criminelle dans des affaires où les preuves matérielles font défaut.
La souffrance des proches de Narumi ne pourra cependant jamais être compensée, et l'issue du procès n'effacera pas les questions demeurant autour des circonstances de sa disparition.







