Le 26 mars 2026, la cour d'assises du Rhône a déclaré Nicolas Zepeda coupable de l’assassinat de Narumi Kurosaki, une jeune japonaise disparue à Besançon en 2016. Cette décision, prise à l'issue du troisième procès, le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, accompagnée d'une interdiction de territoire français définitive et d'une restriction sur le port d'armes pendant quinze ans.
Ce verdict constitue une étape majeure dans une affaire qui a profondément touché le public et soulevé de nombreuses interrogations autour du parcours de justice. Le représentant du parquet, ayant requis 30 ans de réclusion, a mis en avant le caractère clinique de l’acte du prévenu, qui aurait orchestré sa fuite après le meurtre sans jamais faire montre d'émotion.
Après le verdict, Zepeda, par l’intermédiaire de son avocat Me Robin Binsard, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, continuant de clamer son innocence, affirmant : "Je n’ai pas tué Narumi".
Une pression émotionnelle palpable dans le tribunal
Durant cette journée de jugement, une atmosphère lourde a enveloppé le tribunal. La mère de Narumi, dignement masquée, est entrée avec un poids de chagrin visible. Elle était accompagnée de ses deux autres filles, témoignant d'un deuil partagé. Leur souffrance a été palpable, illustrant la douleur persistante causée par la perte tragique de leur proche.
Zepeda, s’exprimant en dernier devant les jurés, a affirmé l’amour qu’il portait à Narumi, plaidant une ignorance totale quant aux événements tragiques qui l’ont frappée. Il a prétendu vivre un véritable cauchemar en ne sachant pas ce qu’il était arrivé, sans jamais diriger son regard vers la famille de la victime, renforçant un sentiment de déconnexion émotionnelle.
Un parcours judiciaire tourmenté
C’est la troisième fois que Zepeda est jugé dans cette affaire, après des condamnations antérieures pour 28 années de réclusion, annulées par la Cour de cassation en raison de problèmes procéduraux. À chaque procès, l’accusé a maintenu une ligne de défense insistant sur son innocence, tandis que ses avocats ont tenté de mettre en doute la qualité des enquêtes menées.
Des analystes juridiques et des commentateurs sociaux, dont certains cités par des médias tels que France Bleu, soulignent la complexité de cette affaire, à la fois sur un plan judiciaire et émotionnel. Leur analyse met en lumière le besoin incessant de justice de la part de la famille de Narumi, travaillant à surmonter non seulement la perte de leur fille, mais aussi l’incertitude qui entoure les circonstances de sa disparition.
Ce verdict, bien qu’il ne ramènera jamais Narumi, représente un espoir pour sa famille, qui souhaite mettre un terme à ce chapitre tragique de leur vie. Les réactions à la suite du jugement suggèrent une volonté collective d’attendre une conclusion définitive face à ce drame intolérable.
Les conséquences possibles
Alors que Nicolas Zepeda attend la décision de la Cour de cassation, des experts en criminologie s’interrogent sur l’impact de ce procès sur la perception publique de la justice en France. La famille de Narumi, ayant subi des épreuves inimaginables, espère qu’enfin, elle pourra retrouver un peu de paix face à ce chapitre douloureux, et que le système judiciaire saura s’assurer que de tels cas soient traités avec la gravité qu'ils méritent.







