Le verdict est tombé. La cour d’assises du Rhône à Lyon a condamné jeudi 26 mars 2026, Nicolas Zepeda à la perpétuité pour l’assassinat de son ex-petite amie japonaise, Narumi Kurosaki, disparue en 2016. Malgré ses déclarations d'innocence, Zepeda, déjà condamné à plusieurs reprises, a reçu un nouveau jugement fort.
La décision a été prononcée lors de son troisième procès, où l'avocat général a requis une peine de trente ans de réclusion criminelle. Selon lui, Nicolas Zepeda a « assassiné » l’étudiante dans sa chambre universitaire alors qu’il n’a pas supporté son refus et sa relation avec un autre homme. Des éléments accablants ont pesé contre lui, notamment les témoignages d’étudiants ayant entendu des cris provenant de la chambre de Narumi.
Aujourd'hui âgé de 35 ans, le Chilien avait été initialement condamné à 28 ans de prison en 2022, puis en appel en 2023. Cependant, la Cour de cassation avait annulé cette décision pour vice de procédure, ce qui a conduit à ce troisième procès. Depuis son extradition en 2020, Zepeda reste en détention, clamant son innocence avec insistance : « Je ne l’ai pas tuée, je l’aimais profondément », a-t-il affirmé lors du procès.
Des éléments de préméditation
Durant les plaidoiries, ses avocats ont tenté de remettre en question la qualité de l'enquête. Robin Binsard, l’un des défenseurs, a plaidé pour l'acquittement en affirmant qu'il existait des doutes raisonnables quant à la culpabilité de son client. « Si un tout petit doute persiste, vous ne pouvez pas le condamner », a-t-il déclaré.
Néanmoins, l'avocat général a mis en avant des éléments de préméditation. Quatre jours avant les faits, Zepeda a été vu stationnant plusieurs heures dans un sous-bois proche de l'université, ce qui laisse supposer qu'il avait planifié son acte, renforçant ainsi la thèse de la préméditation. Des cris de détresse avaient également été entendus la nuit des faits, intitulée par certains comme une nuit tragique de violences.
La mère et les sœurs de Narumi ont également témoigné de leur souffrance lors du procès, la mère appelant à une condamnation pour celui qui a exercé une « emprise totale sur la vie de sa fille ». L’affaire soulève des interrogations non seulement sur la culpabilité de Zepeda mais aussi sur l'intégrité de l’enquête réalisée par la police, une préoccupation qui n’est pas inédite dans les affaires criminelles de grande envergure en France.







