Dans une opération marquante en Franche-Comté, les douanes ont récemment annoncé la destruction de douze tonnes de cigarettes, une saisie record effectuée sur l'autoroute A39. En octobre dernier, 60 000 cartouches de Marlboro ont été découvertes dans un camion immatriculé en Allemagne censé transporter du papier de Pologne vers l'Espagne.
Le chauffeur bulgare, en un temps record, a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, accompagné d'une amende de 7,8 millions d’euros ainsi que d'une interdiction de séjour de dix ans sur le territoire français. Le poids lourd qu'il conduisait a également été saisi.
Les cigarettes ont été incinérées à Lons-le-Saunier, un acte symbolique contre les réseaux de contrebande qui nuisent gravement au commerce légal. « Ces produits étaient destinés à alimenter le marché noir au détriment de l'économie formelle », ont souligné les autorités douanières.
Le tabac, un risque judiciaire en diminution
D'après une étude de l'Union des fabricants (Unifab), près de 50 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché illicite, qu'il s'agisse de contrefaçons ou de produits de contrebande. En 2023, ce manque à gagner fiscal a été estimé à 4,3 milliards d’euros, selon un rapport des douanes.
Le trafic de tabac attire même des trafiquants de drogue qui choisissent de diversifier leurs activités, prenant en compte les risques judiciaires relativement plus faibles associés au commerce de tabac. Ce phénomène souligne l'urgence d'une action renforcée des autorités pour lutter contre ce fléau croissant.







