Ce mardi 31 mars, 65 détenus de la prison de Lyon-Corbas ont refusé de regagner leurs cellules après leur temps de promenade, comme l’a rapporté BFM Lyon en début de soirée.
Les équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) ont été mobilisées. Finalement, 24 détenus ont consenti à retourner dans leurs cellules, alors que des renforts en provenance de Dijon et de Paris étaient attendus.
Un débrayage des surveillants le même jour
Une vingtaine de surveillants pénitentiaires ont également débuté un débrayage ce même jour, avant de reprendre leurs services, comme l'expliquent des sources proches des détenus.
Cette situation trouve son origine dans un sentiment général de ras-le-bol tant chez les détenus que chez les agents pénitentiaires. La surpopulation est un facteur préoccupant, avec 1.305 personnes incarcérées pour seulement 680 places disponibles.
Il a récemment été annoncé que des groupes de trois détenus pourraient désormais devoir cohabiter dans des cellules de seulement 9 m², alors que les plus grandes pourraient héberger quatre personnes. Cette décision a suscité de vives réactions des syndicats, tels que Force ouvrière (FO) Justice, qui s’est indigné dans un communiqué en posant la question : "De qui se moque-t-on ?".
De son côté, l'Union nationale des syndicats autonomes (UFAP-UNSA Justice) a indiqué que la situation des cellules à trois personnes existait déjà, soulignant la nécessité d'une réévaluation des conditions de travail et de vie au sein des établissements pénitentiaires.
Des observations concordent, notamment celles de l'expertise judiciaire, qui appelle à une prise de conscience urgente concernant les conditions de détention, pouvant avoir un impact significatif sur la réinsertion des détenus. Une amélioration des conditions de travail pour le personnel est également attendue par le corps professionnel.







