L'ex-anesthésiste de Besançon, reconnu coupable de trente empoisonnements de patients, parmi lesquels douze mortels, sera jugé en appel à Lyon. Bien que la cour d'appel du Doubs ait souhaité que le procès se déroule dans sa ville d'origine, la chambre criminelle de la Cour de cassation a tranché en faveur de Lyon.
Dans un communiqué publié le 2 avril, la cour d'appel du Doubs a confirmé que le procès se tiendra devant la cour d'appel du Rhône. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une pratique judiciaire courante, qui impose en général que les procès en appel ne se tiennent pas dans le même ressort que ceux de première instance. Pourtant, les magistrats bisontins avaient plaidé pour une dérogation dans l'intérêt pratique des nombreuses parties civiles et experts impliqués.
Leurs arguments reposaient sur la logistique d’un procès de cette envergure, suggérant qu'il aurait été plus aisé de l'organiser dans une salle spécialement rénovée à Besançon. Ce procès, qui avait débuté en septembre 2025, s'est prolongé jusqu'en décembre de la même année, soulevant des préoccupations à la fois sécuritaires et organisationnelles.
Condamné à la perpétuité
La décision de la Cour de cassation, rendue le 1er avril, a désigné la cour d'assises d'appel du Rhône à Lyon pour accueillir ce procès en appel. Cette nouvelle étape judiciaire attire l'attention des médias et des experts, en raison de la gravité des infractions qui ont conduit à la condamnation à perpétuité de l'accusé.
Les enjeux de cette audience sont considérables, tant sur le plan judiciaire que pour les victimes et leurs familles. Des analystes juridiques, tels que Maître Dupuy, expert en droit pénal, estiment que cette décision pourrait poser des défis uniques pour les avocats de la défense, qui devront se préparer à une audience très médiatisée.
Alors que les audiences à Lyon approchent, l'intérêt public pour cette affaire ne faiblit pas, laissant présager des débats passionnés sur les questions de responsabilité et de justice dans le milieu médical.







