La récente fermeture du détroit d'Ormuz, issu des tensions croissantes entre l'Iran et ses voisins directs, n’affecte pas seulement le secteur pétrolier. Au contraire, cette restriction a perturbé les exportations de biens de première nécessité, comme les céréales, l'acier et les engrais, vers les marchés mondiaux, selon des données de AXSMarine.
En effet, les volumes d'expéditions de vrac sec ont chuté de manière alarmante - de 7,5 millions de tonnes en février à seulement 1,3 million en mars, représentant une baisse de 83 %.
Produits de base en vrac : -93 %
Les matières premières minérales, telles que le calcaire, le soufre et le gypse, ont également subi un coup dur. Les expéditions dans cette catégorie sont tombées de près de cinq millions de tonnes à seulement 326 000, soit une réduction vertigineuse de 93 %. Les experts soulignent que les conséquences de cette baisse pourraient perturber plusieurs industries, de la construction à l'agriculture.
Acier : -93 %
L’acier, essentiel à de nombreux secteurs, a également vu ses expéditions plonger de 93 %, de 162 000 tonnes à seulement 11 000. Cette situation alimente des craintes parmi les industriels sur la possible hausse des prix et des retards de livraison.
Engrais : -92 %
Les engrais, comme l'urée, sont cruciaux pour l'agriculture, notamment pour des pays comme le Brésil et la Chine, qui comptent sur ces importations. Les chiffres sont inquiétants, avec une chute des expéditions de 1 million de tonnes à seulement 82 000.
Céréales : -92 %
Le marché des céréales subit également une dégringolade, les expéditions ayant chuté de 2,3 millions de tonnes à 196 000. Les acheteurs Mondiaux, notamment en Afrique, se retrouvent dans une position délicate alors que la crise se prolonge.
Minerai de fer : -65 %
Le minerai de fer, indispensable à l’industrie, a enregistré une baisse de 65 % de ses exportations, tombant de plus de 530 000 tonnes à 186 000. Cela soulève des préoccupations majeures pour les producteurs d'acier qui risquent de faire face à des pénuries.
De plus, AXSMarine note qu'une part significative des expéditions en mars comprenait des cargaisons non identifiées, compliquant davantage le tableau en raison des perturbations sur les signaux des navires dans cette zone de conflit.
Face à cette situation, les experts appellent à une attention particulière sur les mesures à prendre pour atténuer l'impact de ces perturbations sur les chaînes d'approvisionnement, rappelant les mots de Jean-Pierre Raffarin, qui a souligné l'importance d'une approche proactive pour garantir la sécurité des biens essentiels.







