Les États-Unis et Israël ont intensifié leurs frappes sur l'Iran, causant des destructions massives d'infrastructures civiles.
Le président américain Donald Trump a exprimé son soutien après la démolition d'un pont proche de Téhéran, exhortant les dirigeants iraniens à conclure un accord avant qu'il ne soit trop tard.
Cette attaque tragique a fait huit victimes et 95 blessés, selon des autorités iraniennes rapportées par des médias locaux.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a réagi sur X, déclarant : "De telles attaques sur des infrastructures civiles ne pousseront pas les Iraniens à capituler".
En parallèle, les frappes ont endommagé fortement l'Institut Pasteur d'Iran, un pilier de la santé publique centenaire de Téhéran. Deux des plus grandes aciéries du pays ont également dû suspendre leur production suite à ces bombardements.
Dans une réponse significative, Téhéran a intensifié ses attaques en ciblant des intérêts américains dans le Golfe, y compris des centres de données d'Oracle à Dubaï et d'Amazon à Bahreïn, selon un rapport du média iranien Tasnim.
- Une guerre qui ne freine pas les festivités -
Alors que le conflit monte en intensité avec un nombre croissant de victimes au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit préoccupé par la perspective d'une guerre élargie avec des conséquences désastreuses pour le monde entier.
Durant la Pâque juive, Israël a dû faire face à des tirs venant d'Iran et du Hezbollah du Liban, exacerbant davantage les tensions déjà vives, soutenues par des attaques depuis le Yémen, où des rebelles houthis pro-iraniens accueillent des soutiens.
Les Émirats Arabes Unis ont également subi des frappes de drones et de missiles iraniens. À Bagdad, un centre logistique américain a été attaqué par un drone, signalant une escalade régionale inquiétante.
L'armée iranienne a promis des actions "dévastatrices" en réaction à un discours de Trump, qui a évoqué des frappes prolongées pour ramener l'Iran à un niveau de sous-développement.
Cette déclaration a largement assombri tout espoir de désescalade rapide.
Malgré le chaos ambiant, certains Téhéranais continuent de profiter de la fin des festivités de Norouz, le Nouvel an persan, rassemblant leur famille au parc pour un barbecue et une chicha. "La guerre ne nous dérange absolument pas", a affirmé Hakim Rahimi, un métallurgiste de 43 ans, qui a ajouté que "Trump parle beaucoup, mais il est impuissant".
- Des répercussions économiques énormes -
Le conflit, qui a commencé avec une offensive conjointe israélo-américaine le 28 février, perturbe les marchés mondiaux à cause du blocage du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole et d'autres ressources essentielles.
Les prix du pétrole ont grimpé à nouveau alors que les négociations de paix semblent s'éloigner. Dans des régions aussi éloignées que le Bhoutan, la hausse des coûts de l'énergie atteint des sommets alarmants, avec des augmentations de plus de 60 % au niveau des stations-service. "Nous sommes impuissants", a déclaré Karma Kalden, un habitant de 40 ans.
Face à la crise, le gouvernement pakistanais a annoncé une forte hausse des prix des carburants.
- En quête de solutions diplomatiques -
Sur le plan diplomatique, une quarantaine de pays ont demandé une "réouverture immédiate et inconditionnelle" du détroit d'Ormuz, accusant l'Iran de menacer l'économie globale. Bahreïn, aux Nations Unies, porte un projet de résolution pour autoriser l'usage de la force afin de libérer le détroit, avec un vote prévu ce vendredi.
Pékin, détenteur d'un droit de veto, a qualifié les attaques américano-israéliennes de "cause première" du blocage, appelant à des pourparlers urgents pour éviter une catastrophe encore plus grande.







