A Ostende, la perte de Kevin, âgé de 29 ans, victime de la maladie de Crohn, résonne comme une sonnette d'alarme. À peine rentré chez lui après un séjour en soins intensifs, il a été retrouvé inanimé le 29 mars. Une hémorragie cérébrale, conséquence d'une chute, aurait causé son décès, selon sa famille, qui accuse les infirmières à domicile de négligence.
Kevin, qui luttait contre sa maladie depuis une dizaine d'années, était censé poursuivre des soins médicaux réguliers et avoir une infirmière passant trois fois par jour à son domicile. Sa sœur, Kimberly, affirme que Kevin avait même été vu en train de manger à l'extérieur de son appartement la veille du drame. La famille s'est inquiétée de son silence le lendemain et a appelé la police, qui, après avoir fait appel à un serrurier, a découvert son corps.
Des visites à domicile sans alerte
Kimberly dénonce le fait que les infirmières, présentes deux fois le jour de sa mort, n’aient pas pris l’initiative d’alerter les secours malgré l'absence de réponse de Kevin. "Il est inacceptable qu'elles soient reparties sans agir, alors que l'urgence était manifeste", a-t-elle déclaré. Selon les proches, Kevin aurait tenté d'ouvrir la porte, ce qui aurait entraîné sa chute.
Le directeur du service de soins à domicile a fermement contesté les accusations, précisant que toutes les procédures avaient été respectées et que l'infirmière avait essayé de contacter à la fois le coordinateur et Kevin sans succès. Il a ajouté que l’interdiction d’entrer sans autorisation est une règle fondamentale, et que la perte temporaire des clés était due à un oubli.
Cependant, la famille reste persuadée que des interventions plus efficaces auraient pu sauver Kevin. Leur plainte vise maintenant à établir si la surveillance à domicile était adéquate pour un patient récemment sorti de l'hôpital et vulnérable.
Cette affaire soulève des interrogations critiques sur les soins à domicile, pointant du doigt le besoin urgent d'améliorer les protocoles de sécurité pour les patients fragiles. Les témoignages de proches et d'experts en soins de santé suggèrent qu'il est primordial de réévaluer comment les professionnels de santé interagissent avec des patients en situation de vulnérabilité.







