Un vote très anticipé a lieu ce vendredi matin à l'ONU, soutenu par les États du Golfe avec l'appui des États-Unis, sur une résolution qui pourrait permettre l'usage de la force pour dégager le détroit d'Ormuz. Cette voie maritime, vitale pour le commerce mondial, est actuellement bloquée par l'Iran.
L'réouverture du détroit d'Ormuz devient un enjeu crucial à l’ONU. Quinze membres du Conseil de sécurité, dont le projet de résolution émane du Bahreïn, discutent depuis dix jours de cette question. Jassem Al-Budaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a souligné l'importance de protéger les voies maritimes : « Nous appelons le Conseil de sécurité à agir pour assurer la sécurité de la navigation internationale. »
Emmanuel Macron juge l'idée « irréaliste »
Cependant, cette initiative rencontre des critiques. Emmanuel Macron a exprimé jeudi son scepticisme concernant les opérations militaires pour « libérer » le détroit, les qualifiant d'« irréalistes ». Les modifications apportées à la résolution, intégrant désormais une clause autorisant l'usage de moyens "défensifs", visent à apaiser les craintes de la France, de la Russie et de la Chine, mais restent controversées.
Le diplomate chinois Fu Cong a averti : « Dans le contexte actuel, cela pourrait légitimer l'usage indiscriminé de la force et mener à une escalade inévitable. » En parallèle, la Russie, qui entretient des relations étroites avec Téhéran, a qualifié le projet de texte de « partial ». Face à cette opposition, le ministre des Affaires étrangères bahreïni a mis en avant l'idée d'unir la communauté internationale face aux menaces qui pèsent sur des voies maritimes cruciales pour la sécurité énergétique mondiale. La question demeure : l'unité sera-t-elle suffisante pour surmonter les divergences ?







