En poste depuis juin 2025, Gennaro Gattuso a été emporté par le choc provoqué par la troisième élimination de l'Italie en barrages d'une Coupe du monde. Une réforme en profondeur du système fédéral semble incontournable, surtout avec l'Euro à venir dans six ans.
La sélection nationale est en piteux état après sa non-qualification pour le Mondial 2026. Moins de 48 heures après la défaite pénible face à la Bosnie-Herzégovine, en finale des barrages (1-1, 1-4 aux tirs au but), Gattuso a démissionné, suivi par Gabriele Gravina, président de la Fédération, et Gianluigi Buffon, directeur des Azzurri.
Dans un communiqué, la Fédération italienne de football a salué Gattuso pour son engagement : "Nous remercions Gennaro et son équipe pour leur dévouement et leur passion au cours des derniers mois. Nous leur souhaitons le meilleur pour l'avenir." Gattuso, quant à lui, a exprimé, "Le cœur lourd", que son mandat était terminé, reconnaissant l'importance du maillot azzurro et rendant hommage au groupe.
Des choix de Gattuso critiqués
Bien que ses statistiques le classent comme le meilleur sélectionneur historique de l'Italie (85,7 % de victoires), Gattuso n'a pas réussi sa mission de qualifier l'équipe pour le Mondial, une première depuis 2014. Les choix tactiques de Gattuso, en particulier après l'exclusion d'Alessandro Bastoni, ont été controversés, tout comme la décision de placer le novice Francesco Pio Esposito en première position lors de la séance de tirs au but.
Vers une refonte totale de la politique fédérale italienne ?
Les médias italiens évoquent déjà les potentiels remplaçants, parmi lesquels Antonio Conte, ex-sélectionneur et actuellement à Naples, ou Massimiliano Allegri, coach de l’AC Milan. Le prochain sélectionneur, qui sera le quatrième en moins de trois ans, ne sera désigné qu'après l'élection d'un nouveau président de la Fédération, prévue pour le 22 juin.
L'Italie doit également se préparer pour des matchs amicaux en juin, mais le contexte semble plus troublé que jamais. L’Italie, qui cohostera l'Euro 2032 avec la Turquie, fait face à des critiques concernant ses infrastructures. Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a qualifié l'état des stades italiens de "honteux."
Cela soulève des questions sur la capacité du pays à accueillir le tournoi, des inquiétudes accentuées par la nécessité de proposer cinq stades en bon état. Les responsables politiques italiens doivent s'interroger sur les raisons pour lesquelles leurs installations sont parmi les moins efficaces en Europe. Il est clair qu'une refonte stratégique est plus que jamais urgent nécessaire.







