La hausse des prix des carburants préoccupe non seulement les particuliers mais aussi les professionnels. Cela est particulièrement vrai dans les régions où les transports en commun sont absents, comme en Ille-et-Vilaine. Un article du France Info évoque comment cette situation impacte significativement le quotidien des habitants. Le samedi 4 avril, nous nous sommes dirigés vers Saint-Aubin-du-Cormier, une petite ville située en pleine campagne bretonne.
Ce texte est un extrait d'un reportage plus vaste. N'hésitez pas à consulter la vidéo pour des témoignages complets.
Dans cette commune, la voiture est essentielle pour les déplacements quotidiens, que ce soit pour faire des courses ou se rendre au travail. Il n’existe ni gare ni réseau de bus fiable, ce qui renforce la dépendance à l’automobile.
Des fêtes de Pâques sous le signe de la restriction
Fanny Smith, une habitante de la ville, a dû adapter son budget face à la flambée des prix des carburants. "On essaie de réduire nos achats. Par exemple, je prends souvent des produits des marques distributeurs pour économiser", raconte-t-elle. Actuellement, son réservoir est vide et elle doit faire le plein. "Le litre a atteint 2,13 euros, alors qu'il n'y a à peine dix jours, il était à 2 euros. C'est une hausse de 13 centimes!" précise-t-elle, visiblement affectée.
Aide-ménagère et mère de deux enfants, son budget essence atteint habituellement 300 euros par mois. Mais avec cette crise, les fêtes de Pâques ne seront pas aussi joyeuses. "Cette année, je n’achèterai que quelques chocolats. D’habitude, je fais beaucoup plus", se désole-t-elle.
Les commerçants aussi ressentent l'impact
Les commerçants de Saint-Aubin-du-Cormier voient également leur clientèle diminuer. Séverine Lacombe, propriétaire d'un restaurant, note une chute notable de la fréquentation. "Les clients sont plus prudents avec leurs dépenses, allant jusqu'à choisir des options moins chères comme le pichet au lieu de la bouteille", constate-t-elle.
Dans une zone commerciale voisine, les affaires sont calmes. Vincent Liouville, caviste du coin, affirme que son chiffre d'affaires a chuté de 15%. "Cette situation affecte le moral de tout le monde ici. Nous devons nous adapter rapidement sans vraiment savoir combien de clients viendront aujourd'hui", explique-t-il. Les habitants espèrent des mesures d’aide du gouvernement, car dans ces zones rurales, la voiture reste l’unique moyen de transport disponible.







