Le samedi, Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l'Iran pour parvenir à un accord, sinon il rouvrira le détroit stratégique d'Ormuz. Parallèlement, la situation d'un pilote américain porté disparu après le crash d'un avion de chasse reste incertaine.
En pleine guerre, maintenant au 36e jour, les forces israélo-américaines ont ciblé plusieurs installations en Iran, dont une centrale nucléaire, un complexe pétrochimique, et un terminal frontalier avec l'Irak, entraînant la mort de sept personnes selon les autorités locales.
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré : "Vous vous souvenez quand j'ai averti l'Iran de NÉGOCIER ou de faire face à la réouverture du détroit d'Ormuz ? Le temps est compté - 48 heures avant de semer le chaos".
Rappelons qu'au 26 mars, Trump avait déjà menacé Téhéran d'une destruction de ses infrastructures énergétiques, fixant alors l'échéance au 6 avril.
Les autorités iraniennes ont rapidement rejeté ces menaces, qualifiant les propos de Trump d'"insensés". En dépit de l'absence d'apparition publique, le président américain a affirmé que de hauts responsables militaires iraniens avaient été tués dans une "frappe massive à Téhéran".
Pendant ce temps, l'Iran a précisé que les navires d'Irak n'étaient soumis à aucune restriction maritime, soulignant que celles-ci ne s'appliquent qu'aux "ennemis". Pour aggraver la situation, une attaque a visé la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule installation civile opérationnelle en Iran, qui avait déjà subi plusieurs frappes depuis le début du conflit.
Un rapport de l'agence de presse Irna a noté qu'un projectiles a frappé près de la centrale, tuant un garde, mais sans causer de dommages aux installations nucléaires. En réaction, la Russie a évoqué l'évacuation de près de 200 employés du géant nucléaire Rosatom.
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a mis en garde sur les conséquences potentiellement catastrophiques pour la région, évoquant des retombées radioactives capables de "mettre fin à la vie dans le Golfe".
En ce qui concerne le pilote américain, les forces iraniennes ont déclaré avoir abattu un chasseur-bombardier F-15E, un des deux occupants ayant été sauvé par des forces spéciales. Le sort de l'autre reste incertain.
La Maison Blanche a affirmé que Trump était informé de la perte de cet appareil, mais a maintenu que cela n'influerait en rien sur les négociations potentielles avec Téhéran. Actuellement, aucun soldat américain n'a été tué ou capturé sur le sol iranien, bien que 13 militaires aient perdu la vie au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.
Des vidéos authentifiées montrent des forces iraniennes tirant sur des hélicoptères américains dans le sud-ouest de l'Iran, exacerbant encore les tensions. Les hostilités continuent de faire des milliers de morts dans la région, principalement en Iran et au Liban, tandis que de nombreuses infrastructures militaires et civiles ont été sévèrement endommagées.
En réponse aux frappes, l'Iran a déclaré cibler les pays du Golfe soutenant les intérêts américains. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des attaques par drones sur un navire prétendument lié à Israël. En parallèle, de nouveaux missiles ont été tirés depuis le Yémen en direction d'Israël.
Des manifestations anti-guerre se sont également déroulées au Moyen-Orient, avec des milliers de participants à Bagdad et quelques centaines à Tel-Aviv, où la police a limité le rassemblement pour des raisons de sécurité. Les appels à mettre fin à ce conflit s'intensifient.







