Voici un aperçu des événements récents concernant le conflit au Moyen-Orient, qui entre dans sa sixième semaine depuis l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, déclenchée le 28 février.
Les Émirats arabes unis ont signalé une nouvelle attaque de missiles et de drones dimanche, l'Iran affirmant cibler les installations de l'industrie de l'aluminium dans le pays. Le ministère émirien de la Défense a réagi, indiquant que leurs systèmes de défense aériens avaient été activés face à cette menace. L'armée iranienne, via l'agence officielle Irna, a précisé avoir visé des sites industriels ainsi que des cibles militaires américaines, notamment au Koweït.
De son côté, le Koweït a également été la cible d'attaques similaires dimanche, causant des dommages significatifs à un complexe gouvernemental et à deux centrales électriques, selon un rapport de l'agence Al Jazeera. Ces incidents témoignent de l'intensification des hostilités dans la région.
Un rapport de Tasnim, une agence de presse iranienne, a déclaré que trois personnes avaient perdu la vie en Iran près de la frontière avec l'Azerbaïdjan à cause d'"attaques américano-sionistes". L'Iran accuse Israël, qui soutient Bakou, de mener des opérations sur son territoire, malgré les assurances de non-agression de l'Azerbaïdjan envers Téhéran.
L'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradei, a récemment exhorté la communauté internationale à intervenir pour freiner les actions du président américain, qu'il a qualifié de "fou". "Aux gouvernements du Golfe, faites tout ce qui est en votre pouvoir avant que cette situation ne dérape complètement", a-t-il publié sur X.
Dans un contexte de tensions croissantes, Donald Trump a appelé d'une manière provocante à agir contre l'Iran dans un délai de 48 heures. Cependant, Téhéran a balayé cet ultimatum, le qualifiant de "stupide" et de "preuve de l'incapacité" des États-Unis, a rapporté l'Agence France-Presse.
L'armée israélienne a également pris des mesures, appelant à l'évacuation d'une zone à la frontière entre la Syrie et le Liban pour préparer des frappes contre des installations présumées liées au Hezbollah. En parallèle, des frappes israéliennes sur un site pétrochimique en Iran ont causé la mort de cinq personnes, plongeant davantage la région dans le chaos.
Au-delà du conflit, les voix de la protestation s'élèvent : plus de mille israéliens ont manifesté à Tel-Aviv contre la guerre en cours, et des dizaines de milliers de partisans de Moqtada Sadr se sont rassemblés à Bagdad, dénonçant l'agression israélo-américaine.
Enfin, le département d'État américain a annoncé l'arrestation de membres de la famille de l'ancien général Qassem Soleimani, tué en 2020, suscitant de vives réactions en Iran qui réfutent les accusations portées contre ces arrestations.
Ce contexte de tensions illustre la complexité du conflit au Moyen-Orient, qui demeure au cœur des préoccupations internationales.







