Un chemin difficile vers la guérison. Le 31 décembre dernier, Fabienne et Gilles, présents au "Constellation" à Crans-Montana, sont devenus des victimes d'un incendie dévastateur ayant causé 41 morts et plus de 100 blessés. Ils ont décidé de poursuivre en justice les gérants de l'établissement ainsi que des responsables politiques.
Le couple originaire du canton de Vaud dépose une plainte sollicitant 56 millions de francs de dédommagement, l'équivalent de plus de 60 millions d'euros. Selon le média suisse Blick, ils sont entrés dans le bar peu après minuit et en sont sortis une heure plus tard, blessés et traumatisés, en direction de l’hôpital.
Les deux victimes racontent qu’elles se trouvaient près du foyer de l’incendie, déclenché par des feux d'artifice qui ont enflammé la mousse phonique du plafond. En tentant d’échapper à la chaleur intense, ils ont trouvé la sortie bloquée par une foule affolée. Fabienne a été prise au piège par un "rouleau de feu", la laissant submergée par la panique.
"J'ai souffert d’angoisses sévères, rendant la réinsertion dans la vie sociale extrêmement difficile", témoigne Fabienne.
Son frère Gilles, par chance, a réussi à la sortir du bar, mais pas sans en subir lui-même des brûlures au dos et aux mains. Leur difficile périple s'est poursuivi par des transferts vers plusieurs établissements de santé pour des soins intenses, incluant des greffes de peau.
Une plainte collective pour la famille
Quatre mois après ce tragique événement, ils ont décidé d'agir pour faire valoir leurs droits. Ils visent également Jacques et Jessica Moretti, les responsables du bar, ainsi que Nicolas Féraud, le président de la commune de Crans-Montana. Fabienne demande 25 millions de francs et Gilles 25 millions également, en raison de blessures graves. Les deux estiment avoir eu une vie menacée.
Leurs parents, bien que non directement blessés, demandent également des compensations pour la souffrance psychologique endurée par la famille, en ajoutant chacun 2,5 millions de francs à la demande initiale.
Interrogé par BFMTV, l'avocat des plaignants, Sébastien Fanti, a déclaré que toutes les options juridiques, y compris celles de portée internationale, seront envisagées pour soutenir leurs demandes.
Cette tragédie soulève des questions sur la sécurité des établissements publics en Suisse, amenant les experts à se demander comment éviter de telles catastrophes à l'avenir.







