La crise énergétique amplifiée par la guerre au Moyen-Orient entraîne des conséquences dramatiques pour plusieurs pays asiatiques, notamment au Pakistan, au Sri Lanka et en Malaisie.
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Pour faire face à l'augmentation vertigineuse des prix des carburants, les transports en commun sont désormais gratuits dans les principales villes du Pakistan, et ce, pour un mois. Cette initiative, mise en place par les autorités, vise à diminuer les trajets en voiture, alors que les prix de l'essence atteignent des sommets en raison du conflit en Iran.
Raja Naeem Sarver, professeur dans une université de Lahore, souligne que "bien que la gratuité des transports soit bénéfique pour les populations les plus vulnérables, elle pose également des défis tels qu'une saturation excessive des bus, accentuant les risques pour la sécurité."
Des budgets serrés pour des choix difficiles
À Lahore, par exemple, les usagers du train aérien se multiplient. Ali Raza, un commerçant, témoigne : "Mon budget ne me permet pas d'acheter de l'essence. Les prix montent chaque jour. Je prends donc le train, ce qui n'était jamais le cas auparavant."
Dans le même temps, au Sri Lanka, des mesures drastiques sont prises pour réduire la consommation d'électricité, notamment l'interdiction d'utiliser la climatisation et de rallumer les lumières dans les bureaux publics. Les prix ont déjà augmenté de 40 % en un mois, renforçant une inflation déjà galopante sur les marchés, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient. Ce climat précaire, dans un pays déjà fragile, suscite de vives inquiétudes.
Le télétravail, l'une des solutions envisagées
En Malaisie, les décisions gouvernementales impactent également le milieu professionnel. À partir du 15 avril, le télétravail sera imposé pour les employés des administrations publiques, une mesure accueillie avec enthousiasme. Maria Che Mat Nawi, fonctionnaire, partage son opinion : "Travailler depuis chez moi me convient parfaitement. Cela s'intègre bien à mes responsabilités familiales."
Pour juguler la consommation de carburant, les autorités ont également réduit le quota de carburant subventionné chaque mois, une démarche supplémentaire pour limiter l'impact de la crise énergétique. Ces initiatives révèlent comment les pays asiatiques doivent rapidement s’adapter à une réalité économique en mutation forcée.







