Campbell Wilson, à la tête d'Air India depuis sa privatisation en 2022, a démissionné, rapporte la presse indienne. Les motivations de cette décision demeurent floues.
Selon l'agence de presse Press Trust of India, il aurait annoncé sa démission avant la fin de son mandat de cinq ans. Ni Air India ni le conglomérat Tata, propriétaire de la compagnie, n'ont fourni de commentaires officiels sur la situation.
Pendant cette phase de transition, Wilson devrait continuer à occuper ses fonctions jusqu'à ce qu'un successeur soit désigné, suggèrent plusieurs médias.
La compagnie aérienne fait face à une surveillance accrue des autorités régulatrices, suite à des incidents de sécurité et à des problèmes opérationnels multiples. Ce climat de tension est accentué par le crash tragique d'un Boeing 787 Dreamliner en juin 2025, qui a causé la mort de 241 des 242 personnes à bord.
Malgré ses efforts pour moderniser la flotte et améliorer les services, Wilson a rencontré des obstacles majeurs : retards dans les livraisons d'avions, augmentations de coûts et perturbations des chaînes d'approvisionnement.
Ce départ s'inscrit dans un contexte de turbulences dans le secteur aérien indien. Il y a à peine un mois, Pieter Elbers, le PDG d'IndiGo, a également quitté ses fonctions suite à de sévères critiques sur la gestion des annulations de vols. Willie Walsh, ancien responsable d'IATA, a été nommé pour le remplacer, ce qui témoigne des défis de leadership auxquels l'industrie est confrontée.







