Dans un contexte de tensions croissantes entre l'Iran et les États-Unis, des Iraniens vivant à l'étranger se retrouvent dans une situation d'angoisse extrême. Depuis que les autorités iraniennes ont coupé l'accès à internet, de nombreuses familles sont coupées de leurs proches. « Nous sommes tétanisés », déclare l'un d'eux. La fragilité de la trêve entre les deux nations n'apporte guère de confiance quant à l'avenir de la République islamique, jugée « encore plus sauvage qu’auparavant ».
Avec des canaux de communication rompues, il est difficile pour ces expatriés de recueillir des nouvelles de leurs amis et familles restés en Iran. « Comment pouvons-nous savoir ce qu'il se passe vraiment là-bas ? », s'interroge un autre témoin, soulignant la psychose qui règne dans la diaspora iranienne.
Le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis est perçu comme précaire par de nombreux experts. Selon Jean-Pierre Dussault, analyste des relations internationales, « la coupe des communications est un outil de répression, permettant au régime de contrôler l'information ». Cette manœuvre vise non seulement à assujettir la population, mais aussi à dissuader les mouvements de contestation.
Alors que l'inquiétude grandit, la communauté internationale reste attentif aux événements. France Info rapporte également des inquiétudes similaires quant aux conséquences d'une escalade des tensions dans la région, notamment si l'Iran venait à renforcer ses capacités militaires.
Les témoignages d'Iraniens à l'étranger révèlent une inquiétude palpable et un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle agisse en faveur d'une levée des restrictions, tant sur le plan humain que communicationnel.







