Avec les élections cruciales en Hongrie qui approchent, les États-Unis renforcent leur soutien à Viktor Orbán, soulevant ainsi des interrogations sur une potentielle ingérence américaine sur le vieux continent. L’alliance entre Donald Trump et le dirigeant hongrois pourrait dévoiler des intérêts stratégiques plus prégnants.
Le vice-président américain J.D. Vance, récemment en visite à Budapest, a exprimé sa détermination à aider Orbán dans sa campagne électorale: "Ensemble, Trump et Orbán ont réalisé des choses remarquables. Je souhaite soutenir le Premier ministre dans cette phase décisive." Ce soutien manifeste s'inscrit dans une tendance d'ingérence américaine que beaucoup pourraient considérer préoccupante.
Une alliance idéologique et stratégique entre Trump et Orbán
La proximité entre ces deux figures n'est pas nouvelle. Ces dernières semaines, les États-Unis intensifient leurs efforts pour veiller à ce que leur partenaire nationaliste reste à la tête de l'État. Au printemps, Marco Rubio, secrétaire d'État, a indiqué : "La relation que nous entretenons avec vous en Europe centrale est primordiale pour nos intérêts dans les années futures. Si des problèmes financiers surgissent, j'alerterai Trump pour qu'il s'y intéresse."
Donald Trump lui-même a lancé un appel direct aux Hongrois via son réseau social : "Hongrie, allez voter pour Viktor Orbán. C'est un véritable allié et un combattant. J’apporte mon soutien inconditionnel." Un soutien qui reflète leur alignement idéologique : un discours anti-élitiste, une politique migratoire restrictive, et une défense des valeurs conservatrices.
Orbán est vu par de nombreux observateurs comme un modèle pour le mouvement MAGA de Trump. Selon Lukas Macek, expert à l’Institut Jacques Delors : "Orbán symbolise une option illibérale, correspondant parfaitement au discours idéologique du camp Trump sur l'Europe."
Mais le soutien américain dépasse le cadre idéologique. La relation est également économique : Orbán a obtenu des dérogations aux sanctions américaines pour continuer d'importer du pétrole russe, contre des achats de gaz et de matériel militaire américains. Richárd Demény, analyste chez Political Capital, souligne : "Cette négociation a été une victoire pour le gouvernement Orbán, démontrant l'efficacité de son approche illibérale." De plus, la Hongrie a récemment été réintégrée dans le programme d’exemption de visa américain.
Reste à savoir si cette dynamique sera suffisante pour garantir la réélection d’Orbán. Réponse prévue le 12 avril.
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