Situé à proximité des zones touchées par les bombardements israéliens, l'aéroport de Beyrouth continue à assurer ses vols grâce à une coordination internationale. Comme l'explique Mohammed Aziz, directeur de l’aviation civile, "l'aéroport reste ouvert sur la base d’une évaluation des risques réalisée à partir des informations transmises par le gouvernement libanais".
Alors qu'un nuage de fumée s'élève encore dans le ciel après une frappe israélienne, les avions de la Middle East Airlines (MEA) décollent sans interruption. Aziz souligne que l'aéroport bénéficie de garanties de sécurité, notamment après un avertissement israélien qui a concerné une zone densément peuplée à proximité des pistes.
Les informations qui circulent proviennent principalement de l'ambassade des États-Unis, contribuant à la sécurisation des opérations. "Les autorités libanaises s’assurent que l'aéroport et la route qui y mène restent sûrs", indique le responsable. Toutefois, le trafic a considérablement diminué, représentant seulement 40% du volume habituel, avec une réduction drastique des vols internationaux, de la MEA n'opérant actuellement que trois vols par jour vers la Turquie au lieu de onze.
Les passagers présents à l'aéroport affichent une certaine sérénité. Mohammed Assaad, un Libano-australien, attend son vol vers Le Caire et estime que son plus grand souci est une éventuelle annulation de son vol.
Bien que la situation reste tendue, les autorités libanaises continuent de travailler pour garantir la sécurité des couloirs aériens, établissant des communications avec des missions diplomatiques pour fournir des informations en continu. "Nous avons des routes aériennes très spécifiques", témoigne un pilote de la MEA, soulignant qu’aucun risque d’accident n’est à craindre grâce à la visibilité de leurs appareils pour les forces israéliennes.
Les opérations se poursuivent malgré les défis, avec des travaux d’amélioration en cours à l'aéroport pour accueillir davantage de passagers dans les années à venir. Jalal Haidar, chargé des opérations aéroportuaires, conclut : "Nous sommes prêts à rester ouverts et à maintenir le Liban connecté au reste du monde, malgré l'adversité".







