La justice britannique a récemment rendu une décision surprenante en condamnant l'entreprise Sabtina Ltd à verser 392 000 livres sterling (environ 450 000 euros) d'indemnités à un ancien salarié. Mossadek Ageli, un gestionnaire immobilier ayant dédié 25 années de sa vie à l'entreprise, a sévèrement cumulé 827 jours de congés non pris depuis 1998, rapporte The Telegraph.
Des années de travail acharné
Ageli, qui a rejoint Sabtina Ltd en 1987, a exercé en tant que directeur général adjoint puis directeur commercial. Malgré un droit à 30 jours de congés par an, il n'en a pris aucun durant au moins deux années consécutives pour assurer le bon fonctionnement de l'entreprise. Selon les informations de la presse anglaise, jusqu'en 1996, il aurait ainsi perdu près de 200 jours de congé.
Avec l'évolution de son contrat en 1996, son droit de congés est passé à 45 jours par an, mais la situation est restée inchangée. Au tribunal, Ageli a expliqué : "J'ai demandé une indemnité compensatoire pour les congés non pris, mais il a été convenu qu'il n'était plus nécessaire d'envoyer des documents pour approbation". Il avait ainsi garder une trace de ses droits de congé sans faire de demande formelle.
Une victoire dans l'adversité
En 2022, alors que son rôle au sein de l'entreprise était réduit, Ageli a été licencié pour faute grave. C'est à ce moment-là qu'il a découvert l'ampleur de ses congés non pris. Le tribunal a reconnu le licenciement abusif dont il avait été victime. En conséquence, il a non seulement récupéré la totalité de ses congés non utilisés, mais a également reçu une indemnité supplémentaire de 91 490 livres (plus de 100 000 euros) pour licenciement.
Cette décision constitue une victoire significative pour l'ancien employé, lui permettant de prendre enfin une retraite bien méritée après avoir sacrifié ses congés pendant tant d'années. Des experts du droit du travail soulignent que cet arrêt pourrait ouvrir la voie à d'autres cas similaires en matière de droits des employés.







