Après l'échec des pourparlers à Islamabad, les États-Unis annoncent un blocus dans le détroit d’Ormuz à partir de lundi 13 avril. Les deux pays se passent la responsabilité, alors que le cessez-le-feu, qui doit expirer le 22 avril, reste dans le flou.
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Ce blocus entrera en vigueur à 16 heures, lundi 14 avril. Les autorités américaines affirment qu'aucun navire ne pourra accéder ou quitter les ports iraniens. Déjà, deux navires américains sont positionnés de part et d'autre du détroit pour assurer le blocage.
Cette décision intervient à la suite de négociations infructueuses à Islamabad. Bien que des progrès aient été réalisés, le président américain, Donald Trump, a souligné que l'Iran ne peut pas obtenir l'arme nucléaire. "L'Iran ne disposera pas de l'arme nucléaire. Il n'y a aucune chance qu'ils y parviennent, mais ils la veulent toujours," a-t-il déclaré.
Vers une reprise du conflit ?
L'objectif de cette action est de priver l'Iran de l'un de ses principaux atouts dans les négociations : des droits de passage d'une valeur pouvant atteindre 2 millions de dollars par navire. "En imposant ce blocus contre le blocus iranien, Donald Trump frappe vraiment le cœur du système. 90 % du pétrole iranien passe par là," explique Adel Bakawan, directeur de l’Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient.
Suite à cette annonce, l'Iran a réagi en affirmant que tout blocus constituerait une violation du cessez-le-feu, augmentant ainsi le risque d'une reprise des hostilités.







