Marion Bravo a quitté ses fonctions d'adjointe au maire de Perpignan, Louis Aliot, après avoir été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour des violences envers une policière lors d'un contrôle d'alcoolémie. Ses excuses ont été publiées sur Facebook le dimanche 12 avril.
À peine un mois après les élections municipales, Marion Bravo a déjà quitté son poste d'adjointe au maire de Perpignan (Pyrénées-Orientales). À 71 ans, l'élue, en charge de l'habitat, a été condamnée récemment à quatre mois de prison avec sursis, ainsi qu'à une suspension de permis de six mois et 500 euros de dommages et intérêts, dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Dimanche dernier, elle a tenu à présenter ses excuses sur le réseau social.
L'ancienne adjointe du Rassemblement national, Louis Aliot, a qualifié cette situation de véritables « cauchemar » et a partagé son expérience lors d'un déjeuner de Pâques, où des convives l'ont incitée à consommer de l'absinthe diluée. Sur Facebook, elle a précisé ne jamais avoir goûté cette boisson auparavant et qu'elle croyait ingérer un simple sirop à saveur anisée. « Je ne me rendais pas compte des effets de l'alcool », a-t-elle ajouté, insistant sur le fait qu'elle n'aurait jamais pris le volant si elle avait été consciente de son état.
« Une personne m'aurait vue zigzaguer »
« J'ai eu un trou noir ensuite en voiture », a poursuivi Marion Bravo. Selon ses dires, elle a été arrêtée par la police après qu’un témoin l’aurait vue conduire de manière erratique. « J’étais dans un brouillard et je ne me souviens de rien », a-t-elle exprimé. Par la suite, elle a été informée qu’elle avait un taux d'alcool de 1,50 gramme dans le sang et qu'elle aurait manifesté un comportement violent et insultant lors de son interpellation, jusqu'à blesser une jeune policière.
Le jeudi 9 avril, la mairie de Perpignan a officiellement annoncé la démission de Marion Bravo suite à sa condamnation pour « violence, menaces, outrage et intimidation » à l’encontre d'une policière. À travers un communiqué, la municipalité a dénoncé « des actes et comportements inappropriés », tout en précisant qu'ils avaient été commis en dehors de ses fonctions et sans lien avec celles-ci.







