Lundi, Donald Trump a averti que tout "navire d'attaque rapide" iranien tentant de violer le blocus maritime serait voué à la "destruction". Cette déclaration fait suite à l'échec des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran sur des questions de sécurité maritime.
L'Iran a répondu à ce qu'il considère comme un acte de "piraterie" en signalant qu'il pourrait cibler les ports voisins si la sécurité de ses propres installations était compromise. Cette montée des tensions s'accompagne d'une annonce de l'armée américaine stipulant que le blocus serait effectif à 14H00 GMT.
Trump a précisé sur Truth Social que "tout navire approchant de notre blocus sera immédiatement détruit", et a suggéré que les dirigeants iraniens étaient désespérés à l'idée de conclure un accord.
La mise en place de ce blocus a provoqué une flambée des prix du pétrole, plongeant les marchés financiers dans l'incertitude. Des experts, tels que ceux du Soufan Center, estiment que l'objectif de cette démarche est de priver l'Iran de ses revenus d'exportation, particulièrement vis-à-vis de ses principaux partenaires d'importation comme la Chine.
- "Marchandage" -
Depuis le début des hostilités le 28 février dernier, les mesures de rétorsion de Téhéran incluent la fermeture stratégique du détroit d'Ormuz. Trump a d'ailleurs rapporté que 34 navires avaient traversé ce détroit dimanche, un chiffre record depuis l'instauration de ce blocus.
La Chine a appelé à un rétablissement des navigations sans entrave dans ce point névralgique du commerce mondial, et d'autres pays comme le Qatar ont exprimé leurs préoccupations face à l'utilisation des voies maritimes comme outils de négociation. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a également appelé à une protection de la liberté de navigation, notant que 20.000 marins sont actuellement piégés dans ce conflit.
Israël, par la voix de Benjamin Netanyahu, soutient sans surprise le blocus américain, tandis que des pays comme le Royaume-Uni et l'Espagne manifestent leur réticence. Selon Nils Haupt, de Hapag-Lloyd, "notre priorité est de rouvrir le détroit d'Ormuz pour un commerce fluide verso et depuis le Golfe".
- "Priorité absolue" -
Les récentes discussions au Pakistan entre des diplomates américains et iraniens n'ont pas abouti, tel qu'exprimé par des sources dans le pays, alors que la guerre a déjà coûté la vie à plus de 6.000 personnes, principalement en Iran et au Liban. La pérennité d'un cessez-le-feu prévu pour le 22 avril reste à déterminer.
Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a souligné l'importance de maintenir ce cessez-le-feu, qui devrait encore faire l'objet de négociations, bien que les États-Unis et l'Iran s'accusent mutuellement de l'absence de progrès.
Donald Trump a pointé du doigt l'Iran pour son refus de renoncer à son programme nucléaire, alors que Téhéran affirme qu'un accord était sur le point d'être conclu, mais que des "exigences excessives" ont compliqué la situation. Les conflits s'intensifient aussi sur le front libanais, avec des bombardements israéliens concentrés sur des cibles liées au Hezbollah.
Des pourparlers entre représentants israéliens et libanais sont prévus à Washington, bien que le Hezbollah ait rejeté ces discussions en les qualifiant de "capitulation".







