Dans un contexte de hausse des prix des carburants, le Premier ministre a reçu une lettre de plusieurs distributeurs proposant de suspendre temporairement la collecte de la taxe sur les certificats d'économies d'énergie (CEE). Cette suspension pourrait engendrer une baisse de 15 centimes sur le prix des carburants, arguent ces acteurs du secteur.
Cependant, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a clairement indiqué, lors d'une conférence de presse le mercredi 15 avril, qu'il était "pas question de revenir sur les certificats d'économies d'énergie". Elle a expliqué que ces certificats sont essentiels pour encourager des pratiques énergétiques plus durables, même si cela implique des coûts à court terme pour les entreprises.
Dans une interview sur France 2, Michel-Edouard Leclerc, président de l'enseigne éponyme, avait plaidé pour une suspension des CEE afin d'alléger le poids financier sur les consommateurs. Il a souligné que "suspendre ces certificats pourrait réellement soulager le pouvoir d'achat des Français".
Cependant, le gouvernement cherche des solutions alternatives pour encadrer les marges des distributeurs plutôt que de bloquer les prix. Ce point de vue a été soutenu par plusieurs économistes, qui estiment que la régulation des marges serait une stratégie plus viable à long terme.
En somme, le gouvernement maintient le cap sur les CEE, malgré les pressions croissantes des distributeurs face à une inflation galopante. Comme l'a souligné Maud Bregeon, "ce que nous étudions, c'est un encadrement des marges qui n'a rien à voir avec un blocage des prix", affichant ainsi une volonté de concilier les besoins économiques avec les enjeux environnementaux.







