Une vive polémique a éclaté récemment en Tunisie suite à des déclarations controversées d'un député concernant les migrantes d'Afrique subsaharienne. Ces propos, échappés lors d'une séance parlementaire dédiée aux questions migratoires, ont suscité un outburst de réactions, notamment de la part d'organisations de défense des droits humains.
Tarak Mahdi, député de Sfax, a qualifié l'immigration irrégulière de "menace pour la paix sociale" et a affirmé que "ces gens-là doivent partir coûte que coûte". Ces idées, qui reflètent une anxiété croissante autour de l'immigration en Tunisie, s'inscrivent dans un débat public déjà tendu sur la question.
Une mentalité rétrograde
Durant ses échanges avec le ministre de l’Intérieur, Mahdi a également abordé des cas de violences faites aux migrantes subsahariennes, en déplorant : "Qu’une Africaine soit violée, cela n’arrive pas, il y a suffisamment de beauté en Tunisie". Cette déclaration, suivie de rires dans l’hémicycle, a choqué de nombreux Tunisiens.
La diffusion rapide de cette séquence sur les réseaux sociaux a provoqué une onde de choc. La Ligue tunisienne des droits de l’Homme a réagi en qualifiant de "grave et choquante" cette intervention d'un élu, soulignant qu'elle illustre une mentalité rétrograde justifiant la violence sexuelle et banalisant le viol.
Atteinte à la dignité humaine
Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a également condamné des propos perçus comme une atteinte à la dignité humaine et une justification de la violence contre les femmes, déplorant un discours largement critiqué pour son caractère raciste et sexiste.
Pour sa part, Tarak Mahdi a tenté de clarifier sa position, affirmant que ses mots avaient été sortis de leur contexte. "Je n’ai jamais eu l’intention d'encourager le viol, ni de porter atteinte à la dignité humaine", a-t-il déclaré, tout en présentant des excuses à ceux qui se sont sentis offensés, quel que soit leur background.







