L'eurodéputée LFI Rima Hassan a décidé de saisir le Défenseur des droits pour signaler de "graves manquements déontologiques" qu'elle attribue aux forces de police lors de sa récente garde à vue, selon des sources proches du dossier.
Évoquée le 16 avril 2026, sa plainte fait suite à un épisode de garde à vue qui a débuté le 2 avril. Pendant cette période, elle a été confrontée à des accusations d'apologie du terrorisme en lien avec un message publié sur X, qui a été rapidement supprimé. En dépit de son indignation face à ces allégations, le parquet a maintenu ses charges contre elle.
Des fuites médiatiques avaient rapporté des allégations concernant la présence de substances illicites dans ses effets personnels, mais cette hypothèse a été démentie par enquête, qui a été ultérieurement classée sans suite. Son avocat, Me Vincent Brengarth, a exprimé la nécessité d'une enquête rapide, soulignant la gravité des manquements potentiellement commis au cours de sa détention.
Une série de manquements dénoncée
La défense de Rima Hassan n'hésite pas à qualifier son placement en garde à vue d'"injustifié", arguant que les recherches sur sa géolocalisation, étalées sur trois mois, ainsi que la manière dont les policiers ont interrogé sa pratique religieuse et ses valeurs républicaines s'apparentent à des abus. L'élu a aussi évoqué un sentiment de harcèlement judiciaire et politique, soulevant des inquiétudes quant aux pratiques policières.
Cette affaire met en lumière des questions plus larges sur le respect des droits de l'homme et la responsabilité des forces de l'ordre, préoccupations qui sont au cœur des débats actuels en France. Selon Libération, cette situation pourrait inciter à un examen plus approfondi des méthodes employées par les autorités judiciaires et policières.
Alors que Rima Hassan continue de lutter contre ces accusations, son cas ne fait que renforcer l'importance de garantir une déontologie rigoureuse dans la pratique policière. La réponse du Défenseur des droits sera scrutée de près, car elle pourrait avoir des implications significatives sur l'approche du gouvernement concernant les droits des citoyens.







