La police russe a commis une erreur mardi à Saint-Pétersbourg en arrêtant un homme qu'elle a pris pour un journaliste ukrainien recherché. Le malentendu a concerné Dmitry Galyaminsky, le chanteur du célèbre groupe de rock « Freedom is More Important than Fashion », qui se rendait tranquillement à la gare de Moscou.
Les autorités recherchent de nombreux citoyens ukrainiens, et leur technologie de reconnaissance faciale montre ses lacunes. Galyaminsky, dont l'apparence rappelle celle du journaliste ukrainien Dmytro Gordon, a remarqué qu'il était suivi avant d'être interpellé par la police. Il a relaté son expérience sur Telegram : « Je pensais qu'ils voulaient un autographe ou une photo. Puis, des policiers courent vers moi et m'arrêtent brusquement. »
Un incident révélateur
Après vérification de son identité, il a été rapidement libéré. « Le policier a même touché ma barbe et mes cheveux pour s'assurer que je ne cachais rien », a-t-il précisé, en ajoutant qu'il avait failli rater son train à cause de toute cette mésaventure.
Cet incident attire l'attention sur les dangers du système de vidéosurveillance en Russie, qui intègre la reconnaissance faciale. D'après Militarnyi, ces algorithmes analysent les flux vidéo en temps réel et comparent les visages avec ceux recherchés, alertant les forces de l'ordre en cas de correspondance.
Rappelons que le journaliste ukrainien Dmytro Gordon a été condamné par contumace à 14 ans de prison en 2024 pour des accusations de terrorisme, incitation à la haine et diffusion de fausses informations sur la guerre. La confusion n'est pas qu'un simple incident : elle soulève des questions profondes sur l'efficacité et l'éthique de ces technologies de surveillance utilisées sur le terrain.







