Par Olivier Pirot
Lors d'une récente déclaration, Emmanuel Macron a exprimé son désir d'imposer aux jeunes une journée par mois sans accès aux réseaux sociaux. Cette initiative traduit autant une volonté de réguler l'usage numérique des adolescents qu'une quête de solutions face à un environnement hyperconnecté, où un jeune a même osé répondre au président par l'expression « for sure », popularisée sur les réseaux après ses interventions au Forum de Davos.
Il est indéniable que ces plateformes, qui cherchent à attirer l'attention des plus jeunes, favorisent des contenus émotionnels et souvent polémiques, parfois même truffés de désinformation.
Bien que l'idée d'une journée sans connexion et d'une demi-heure de lecture hebdomadaire pour les adolescents soit louable – on peut envisager les réels avantages pour les relations sociales et l'estime de soi – elle traduit aussi une certaine impuissance de l'État face à des géants du numérique dont la régulation laisse à désirer. Ce constat est d'autant plus vrai avec les premières amendes infligées par l'Union européenne.
Il est donc crucial qu'Emmanuel Macron prenne les mesures nécessaires pour garantir le respect des normes européennes au sein du secteur numérique. Ce fut d'ailleurs le sujet principal d'une visioconférence récente, réunissant plusieurs États membres, une démarche qui pourrait bien constituer le point de départ d'un mouvement plus vaste en faveur d'une meilleure régulation des réseaux sociaux.







