Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban a été instauré ce vendredi 17 avril à l’aube, suite à une annonce effectuée par le président américain Donald Trump. Cependant, l'armée libanaise a immédiatement accusé Israël de violer les termes de cet accord dans le sud du pays.
La trêve est entrée en vigueur à minuit, après un mois et demi de tensions exacerbées entre Israël et le Hezbollah, un mouvement militant soutenu par l'Iran. À Beyrouth, des tirs de joie ont résonné dans la banlieue sud, fief du Hezbollah. Selon des reporters de l’AFP, des habitants sont retournés dans cette région, brandissant le drapeau jaune du Hezbollah et affichant des portraits de Hassan Nasrallah, son ancien leader, tué par les forces israéliennes en 2024. Une résidente de 61 ans, Jamal Chehab, a exprimé son soulagement : "Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a-t-elle déclaré.
Pourtant, ce climat de célébration est troublé par les accusations réciproques entre les deux camps. Des experts, comme Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, mettent en garde contre la volatilité de ce cessez-le-feu. "Sans des mécanismes de surveillance solides, ce type d'accord peut rapidement s'effondrer," a-t-il observé. Les paroles de la communauté internationale, notamment celles des Nations Unies, seront cruciales pour maintenir la paix dans cette région déjà instable.







